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Beauceville veut sauver un gîte centenaire d’un « tsunami de démolition »

Le reportage de Marc-Antoine Lavoie

Photo : crédits: GIRAM / Gaston Cadrin

Alors que plus de 600 résidences seront détruites à la suite des inondations de 2019 en Beauce, un groupe demande à la Sécurité publique de « faire une exception » pour sauver un ancien gîte du « tsunami de démolition » qui sévit le long de la rivière Chaudière.

Le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) est d’avis que la maison Fortier, mieux connue sous le nom gîte La Maison d’Élyse, ne doit pas tomber sous les pics des démolisseurs.

On peut faire deux, trois exceptions pour en sauver quelques-unes? On a tout démoli en Beauce, déplore le vice-président au patrimoine et à l’environnement du GIRAM, Gaston Cadrin.

Touchés par la crue printanière d’avril 2019, les propriétaires du gîte ont profité du programme gouvernemental qui aide les citoyens riverains à quitter les zones inondables.

Plusieurs rues sont envahies par l'eau de la rivière Chaudière.

Plusieurs rues étaient envahies par l'eau de la rivière Chaudière au printemps 2019.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Le programme de la Sécurité publique prévoit un montant maximal de 250 000 $ pour les citoyens qui acceptent de faire démolir leur résidence en zone inondable pour s’installer ailleurs.

Beauceville souhaite toutefois préserver le bâtiment construit en 1890, mais cette option nécessiterait d’importants investissements pour la municipalité.

Le ministère de la Sécurité publique dit que si on ne la démolit pas, c'est la municipalité qui va payer le propriétaire. Ça ne marche pas , dénonce M. Cadrin.

Lieu d’accueil au centre d’un vaste parc

Puisque la plupart des bâtiments voisins seront démolis, la maison centenaire pourrait devenir un lieu d’accueil au centre d’un vaste parc.

Au lieu de la démolir, elle servirait à des fins communautaires, et tout le reste sera peut-être un parc dans l'avenir. Elle serait un milieu d'accueil au centre d'un futur parc en bordure de la rivière, suggère Gaston Cadrin.

Gaston Cadrin, vice-président du GIRAM.

Gaston Cadrin, vice-président du GIRAM.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Le GIRAM demande au ministère de la Sécurité publique de payer, comme convenu, le propriétaire afin que la municipalité devienne à son tour propriétaire du bâtiment et du terrain pour la somme symbolique d’un dollar.

Nous, ce qu'on demande, c'est : faites-en une, deux ou trois exceptions lorsque la maison ou le bâtiment sera utilisé à des fins publiques, précise M. Cadrin.

Enfin, un maire qui semble vouloir sauver une maison en Beauce!

Gaston Cadrin, vice-président du GIRAM

Collaboration

La municipalité de Beauceville n’a pas voulu accorder d’entrevue à Radio-Canada.

Le directeur des communications, Paul Morin, a toutefois répondu par courriel avoir à cœur la préservation de cette propriété patrimoniale.

M. Morin précise que la Ville est continuellement en contact avec le propriétaire et des intervenants du milieu dans le même objectif.

La maison Fortier en 1970.

La maison Fortier en 1970

Photo : Crédits: Facebook/Patrimoine Beauceville et environs

La démolition qui était d’ailleurs prévue plus tôt cet été, a été reportée en août pour laisser le temps à la Ville de trouver une solution dans ce dossier.

Paul Morin ajoute que Beauceville est en attente d’une rencontre avec le ministère de la Sécurité publique.

La maison Fortier, de style néo-Queen Anne, a été habitée par le notaire Félix-Georges Fortier de 1898 à 1934. Celui-ci a également été maire de Beauceville de 1908 à 1910 et de 1916 à 1920.

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