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Non, ces hommes ne sont pas le conjoint ou le garde du corps de cette journaliste

La journaliste et son syndicat ont vivement démenti ces rumeurs.

Une publication Facebook qui affirme que l'homme qui a enlacé la journaliste ressemble à son conjoint.

Capture d'écran d'une des publications qui circulent.

Photo :  Capture d’écran - Facebook

Deux hommes ont enlacé contre son gré une journaliste de TVA lors d'une manifestation anti-masque, dimanche, un geste largement décrié. Or, malgré les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, ces hommes n'ont aucun lien avec la journaliste en question.

Les événements se sont produits à la manifestation contre le port du masque obligatoire à Québec, dimanche. La journaliste Kariane Bourassa a été prise par la taille par deux hommes lors d'une intervention en ondes. Cette dernière a dénoncé le geste sur sa page Facebook.

Ça peut sembler rigolo... NON... un "câlin" non-désiré, n'est pas moins pire qu'une insulte ou que des menaces, a-t-elle écrit, en dénonçant au passage le harcèlement dont sont souvent victimes les journalistes féminines.

Ces messieurs se trouvaient drôles, pour ma part, je trouve ça déplacé. Surtout en temps de pandémie. Surtout avec cette énième vague de dénonciations... Alors qu'on tente de sensibiliser les citoyens face aux agressions.

L'épisode a généré de vives réactions sur les réseaux sociaux. La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, ainsi que la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) ont à leur tour dénoncé ce geste.

Or, sur les réseaux sociaux, des gens s'improvisant détectives ont trouvé de supposées preuves que l'épisode avait été mis en scène. Certains ont parcouru les réseaux sociaux de Mme Bourassa et ont trouvé des photos de son conjoint. Ils ont ensuite partagé des photos de l'homme en affirmant qu'un des deux hommes qui ont enlacé la journaliste était en fait le conjoint de celle-ci.

D'autres ont fait circuler une vidéo où on voit un des deux hommes éloigner des manifestants de Mme Bourassa. On a alors affirmé qu'il s'agissait d'un employé de TVA, ou encore le garde du corps de la journaliste.

Déjà, lundi, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente Mme Bourassa, a vivement dénoncé cette intoxication sur sa page Facebook.

Puis, le 29 juillet, un des deux hommes a finalement accordé une entrevue (Nouvelle fenêtre) au Journal de Québec. Jean-François Mongrain a présenté ses excuses, affirmant ne pas avoir voulu brimer la journaliste. Il a affirmé qu'il s'agissait d'une accolade de fraternité.

Il a aussi expliqué que lui et l'autre homme ont en effet tenté de protéger Mme Bourassa des autres manifestants. On venait de vivre un moment d’agressivité, a-t-il assuré au Journal.

L'autre homme ayant enlacé la journaliste, Jean-Guillaume Tremblay, a quant à lui refusé de s'excuser dans une entrevue (Nouvelle fenêtre) accordée à TVA. Il a qualifié son geste de preuve d'amour.

Mme Bourassa a elle aussi fortement démenti ces rumeurs sur sa page Facebook, où elle a partagé la publication de la SCFP et l'article du Journal de Québec.

Les 2 hommes ne se connaissent pas et ne me connaissent pas! Encore une fois les conspirationnistes qui pensent que ces hommes sont mes amis/conjoint/beau-frère/garde du corps/frère/cousin.... là, c'est lui-même qui le dit, a-t-elle écrit en partageant l'entrevue (Nouvelle fenêtre) de M. Mongrain.

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