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Les restrictions sur les déplacements entre le N.-B. et le Québec assouplies

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Coucher du Soleil derrière le pont

Le pont J. C. Van Horne relie Campbellton au Nouveau-Brunswick et Pointe-à-la-Croix au Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé jeudi après-midi l’assouplissement de certaines restrictions sur les déplacements entre des régions frontalières du Nouveau-Brunswick et du Québec.

Dès le samedi 1er août, le Nouveau-Brunswick laissera entrer temporairement les habitants des municipalités régionales de comté (MRC) d’Avignon et de Témiscouata, et de la Première Nation de Listuguj, en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent.

Carte montrant les régions frontalières du Nouveau-Brunswick et du Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les régions du Québec et du Nouveau-Brunswick faisant partie du jumelage annoncé pour le 1er août par le gouvernement néo-brunswickois.

Photo : Radio-Canada

Ces résidents du Québec seront autorisés à entrer au Nouveau-Brunswick pour des excursions d’une journée, donc sans passer la nuit dans la province, et n’auront pas à se placer en isolement au Nouveau-Brunswick.

Il est obligatoire de s’inscrire à l’avance pour effectuer un tel déplacement, a décidé le gouvernement néo-brunswickois. On précise que les gens qui se présentent à la frontière sans s’être préalablement inscrits se verront refuser le passage. L’inscription se fait sur le site Internet du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Quant aux résidents du Nouveau-Brunswick qui sortent de la province pour se rendre dans des localités des MRC d’Avignon et de Témiscouata, ou dans la Première Nation de Listuguj, ils n’auront pas à s’isoler pendant 14 jours à leur retour au Nouveau-Brunswick s’ils ont fait un déplacement d’une journée dans ces régions du Québec, sans y passer la nuit.

Les gens du Nouveau-Brunswick qui veulent faire un déplacement d’une journée dans ces communautés du Québec doivent également s’inscrire à l’avance, selon le gouvernement néo-brunswickois.

Les changements ne s'appliquent pas aux résidents des autres régions du Québec.

Je reconnais que les gens ont des inquiétudes au niveau des cas ailleurs dans la province de Québec, mais les gens qui vont venir au Nouveau-Brunswick (...) la durée de leur voyage ici, ce sera juste pour seulement une journée, et ils ne seront pas admis s'ils étaient hors de leur communauté dans les 14 jours avant , a indiqué la Dre Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, lors d'une entrevue jeudi au Téléjournal Acadie.

Système d'honneur

En point de presse jeudi après-midi, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a fait appel à l’intégrité des citoyens qui voyageront entre les deux provinces.

Blaine Higgs debout devant un drapeau du Canada et deux drapeaux du Nouveau-Brunswick.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick, le 30 juillet 2020

Photo : La Presse canadienne / Kevin Bissett

Il a dit espérer que les visiteurs de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent limiteront leurs voyages aux régions du Restigouche et du Madawska, près de la frontière provinciale, mais a convenu que son gouvernement n’avait aucun moyen de s’assurer que personne n’irait plus loin.

Nous nous attendons à ce qu’ils ne voyagent pas trop loin, a mentionné M. Higgs.

Les routes menant aux différentes régions de la province ne seront aucunement surveillées, a-t-il dit. Cela repose sur l’intégrité personnelle des gens, affirme Blaine Higgs.

Un homme tient une pancarte «Ouvrez nos frontières!», il y a une dizaine de personnes à côté de lui et certains tiennent des drapeaux du Canada.

Des Québécois qui désiraient entrer au Nouveau-Brunswick ont manifesté le 4 juillet 2020 à Dégelis, non loin d'Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Le premier ministre Higgs dit que l’assouplissement des restrictions sur les déplacements depuis ces régions frontalières du Québec a deux objectifs : de rapprocher les communautés concernées et de préparer les Néo-Brunswickois à une plus grande ouverture au reste du Canada.

Il y a beaucoup de pressions pour ouvrir au reste du pays. Nous n’en sommes pas encore là, a-t-il affirmé.

Cette annonce est faite par le gouvernement néo-brunswickois, malgré l’apparition récente de quelques cas de COVID-19, la maladie pulmonaire causée par le nouveau coronavirus, en Gaspésie.

Le premier ministre néo-brunswickois a souligné que sa province avait aussi eu quelques cas de COVID-19 dans les dernières semaines. Il restait jeudi deux cas actifs connus dans la province.

Nous ne régresserons pas, a déclaré Blaine Higgs. Il faudrait à son avis une éclosion importante pour revoir les nouvelles mesures qui concernent les régions frontalières.

Un homme sourit devant une webcam.

Michel Soucy, maire d'Atholville au Nouveau-Brunswick, le 26 juin 2020.

Photo : Radio-Canada

Michel Soucy, le maire d'Atholville, dans le comté du Restigouche au Nouveau-Brunswick, ne s'inquiète pas outre mesure des récents cas de COVID-19 en Gaspésie. On a toujours des préoccupations , rappelle-t-il. On a vécu cette situation-là, ici dans le Restigouche où nous avons vu une éclosion, mais il faut se dire qu'on a chacun nos responsabilités de se protéger et de faire attention. Le maire d'Atholville redoute par contre que le fait d'avoir à s'inscrire en ligne ou par téléphone puisse être compliqué pour certains citoyens, surtout s'il faut attendre avant d'obtenir une approbation.

Avec des renseignements de Michel Corriveau et Marie-Hélène Lange

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