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COVID-19 : les tests préventifs ne sont pas sans risque, préviennent des experts

Une professionnelle de la santé effectue un test de dépistage du coronavirus dans une clinique mobile du quartier Saint-Michel.

Un homme penche la tête en arrière pour un test de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

À l’approche d'une longue fin de semaine dans plusieurs provinces canadiennes, certains envisagent de passer un test de dépistage afin de rendre visite à leurs proches en toute sécurité. Ces bonnes intentions ne doivent cependant pas faire abstraction de la possibilité que les résultats de ces tests soient imparfaits, font savoir des spécialistes de la santé.

Cela peut donner aux gens un faux sentiment de sécurité, prévient le Dr Dominik Mertz, spécialiste des maladies infectieuses et professeur associé à l'Université McMaster de Hamilton, en Ontario.

Les tests de dépistage ne sont en effet pas infaillibles et peuvent révéler de faux négatifs si le virus n’est pas suffisamment détectable, explique-t-il.

Quel que soit le résultat du test, vous devez vous comporter de manière raisonnable.

Le Dr Dominik Mertz, spécialiste des maladies infectieuses et professeur associé à l'Université McMaster de Hamilton

Le moment où le test est effectué joue également un rôle clé. Une récente étude menée par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins de Baltimore a révélé que les gens étaient beaucoup plus susceptibles d'obtenir un test faussement négatif au début de leur infection.

Dans le meilleur des cas, c'est-à-dire en testant les gens environ trois jours après l'apparition des symptômes, les recherches ont démontré que le taux de faux négatif est de 20 %, ce qui signifie qu'une personne sur cinq infectée par le virus était considérée comme négative.

Selon le Dr Mertz, les tests de dépistage ne peuvent donc pas déterminer à coup sûr si une personne est infectée ou non.

Si vous avez été infecté hier, et que vous avez été testé aujourd'hui, vous obtiendrez probablement un test négatif, souligne-t-il. Si vous voyez quelqu'un dans quelques jours, vous pourriez toutefois être contagieux.

Un message contradictoire

Depuis le mois de mai, le gouvernement de l'Ontario encourage les tests de dépistage de la COVID-19 pour les personnes sans symptôme.

Si vous êtes inquiet d’avoir la COVID-19, ou que vous avez été exposé à quelqu'un qui a la COVID-19, même si vous ne présentez pas de symptômes, s'il vous plaît allez faire un test, a déclaré le premier ministre Doug Ford à l'époque.

Les politiciens envoient cependant un message contradictoire sur la valeur des tests de dépistage, croit le Dr Mertz.

Nous devons reconnaître qu'un test est imparfait, a déjà souligné la Dre Eileen de Villa, médecin hygiéniste de Toronto. Il vous permet de connaître votre situation à une période donnée.

Malgré les limites des tests de dépistage préventifs de la COVID-19, la ministre de la Santé de l'Ontario, Christine Elliott, encourage les Ontariens à se faire tester avant de visiter leurs proches, suggérant ainsi qu'ils agissent de manière responsable.

La ministre Santé Ontario, Christine Elliott, lors d'une conférence de presse à Queen's Park.

Christine Elliott, ministre de la Santé de l'Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Mme Elliott n'a toutefois pas répondu à CBC, qui voulait savoir si la province devrait offrir davantage d'informations sur les risques associés aux faux résultats négatifs.

Certaines personnes ne présentent en effet aucun symptôme classique de la COVID-19 même si elles sont infectées. Cette immunité apparente ne doit en aucun cas empêcher la pratique d'autres mesures sanitaires.

Cela signifie que même les personnes dont le test est négatif doivent continuer de se protéger et de protéger les autres, explique le Dr Mertz.

Avec les informations de CBC

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