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Une Québécoise parmi l'équipe de pilotage de l'astromobile Perseverance

Portrait de Farah Alibay.

Farah Alibay est ingénieure en aérospatiale à la NASA.

Photo : Fournie par Farah Alibay

Radio-Canada

La Québécoise Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale à la NASA, va manœuvrer à distance le robot mobile Perseverance, qui est en route vers Mars depuis jeudi. L'engin a pour mission de découvrir les traces de microbes présents sur la planète rouge, il y a 3 milliards d'années.

En entrevue à RDI, Mme Alibay ne cache pas sa fierté de faire partie de cette aventure et reconnaît avoir été très nerveuse avant le lancement, jeudi matin.

J’ai peut-être dormi une demi-heure la nuit passée. C’est mon deuxième lancement vers Mars, mais on ne s’y habitue pas.

Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale à la NASA

Ce n’est pas fini, dit-elle. On est en route vers Mars, on n’est plus dans la gravité de la Terre, mais pour les sept prochains mois, on va faire plein de petites corrections et de la préparation pour l’atterrissage en février.

Farah Alibay fait partie d’une équipe composée d’une centaine de personnes, dont la moitié est appelée à prendre part au pilotage de l’engin sur Mars. Je vais faire partie de l’équipe qui va faire les opérations de jour en jour sur Mars, explique-t-elle.

Les 90 premiers jours sont les plus importants. L’équipe va travailler chaque jour pendant la nuit martienne, environ de 18 h jusqu’à 6 h, heure de Mars. Ce qui est intéressant, c’est que les journées sur Mars sont de 24 h et demi, donc chaque jour, notre travail commence une demi-heure plus tard. Même si on commence à la même heure sur Mars, il y a un décalage horaire chaque jour.

Compte tenu de la distance qui nous sépare de la planète Mars, on utilise un signal radio pour communiquer avec l’astromobile. Cela prend 7 à 12 minutes pour que le signal se rende à destination. Il lui faudra autant de temps pour faire le chemin inverse, explique Farah Alibay .

On travaille pendant que l’astromobile dort. On reçoit toutes les données récoltées par Perseverance pendant sa journée à elle. On analyse tout ça très rapidement, ajoute Mme Alibay. Une autre équipe entre en jeu pour lui transmettre le plan pour la journée suivante.

Des hommes en uniforme blanc inspectent le rover dans une grande salle.

Perseverance, un rover à six roues, doit effectuer des analyses de roches martiennes.

Photo : Associated Press / J. Krohn

Qu’espère-t-on trouver sur Mars?

Le but est de trouver des traces de vie. Mais plus important encore, nous souhaitons recueillir des échantillons et les rapporter sur Terre, explique Farah Alibay.

Si on peut ramener un morceau de Mars sur Terre, ça nous permettra de répondre à beaucoup plus de questions au sujet de la planète.

Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale à la NASA

Rapporter ces échantillons est toutefois plus facile à dire qu’à faire. Le plan en développement consisterait entre autres à envoyer un autre robot pour recueillir les échantillons. Il faudrait ensuite ramener ce robot au moyen d’une fusée qui partirait de Mars vers la Terre.

Dans les prochaines semaines, on va procéder à des corrections alors que Perseverance est toujours en route vers Mars. Il s’agit notamment de s’assurer qu’il atteindra avec précision sa destination.

Pendant la durée du voyage de Perseverance, Mme Alibay et son équipe ne chômeront pas. Une série d’exercices les attend avec une réplique de l'astromobile pour lui faire passer des tests, dont des courses d’obstacles dans un environnement qui se rapproche de celui de Mars.

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