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Au camp de jour durant la pandémie de COVID-19

Des enfants en cercles avec une personne au milieu se regardent et attendent le signal pour jouer.

L'animatrice Globule, à Animation Jeunesse Rouyn-Noranda, anime des jeux où on peut respecter al distanciation physique.

Photo : Darcie Barrette

Cette année, l’été est bien différent pour les animateurs de camp de jour, qui ont dû adapter leurs activités pendant la pandémie pour protéger leur santé et celle des enfants. Comment se déroule une journée dans un camp au temps de la pandémie? Coup d’oeil dans le quotidien d’Animation Jeunesse à Rouyn-Noranda.

Les campeurs et surtout les animateurs ont fait preuve de créativité pour animer des jeux tout en respectant les mesures sanitaires. L’animatrice Globule affirme qu’une bonne planification permet de rendre les activités plaisantes pour les jeunes, même en gardant 2 mètres de distance.

C’est sûr, il y a des jeux qu’on a coupés, mais il y a plusieurs jeux qu’on a réussi à adapter pour respecter la distanciation physique, indique-t-elle. Par exemple, pour les tags, on va avoir des spaghettis, comme ça nous les animateurs, on est capable d’éliminer les enfants sans trop s’approcher.

Cinq enfants se tiennent debout sur un terrain de gazon devant leur animatrice.

L'animatrice Globule et son groupe de jeunes de 9-11 ans.

Photo : Darcie Barrette

Cette année, seuls les campeurs et les animateurs ont le droit d’entrer dans l’enceinte du camp afin de limiter la propagation de la COVID-19. 

Des journées bien remplies

La journée des animateurs commence à 7h45 et se termine 10 heures plus tard. Quand les jeunes ont quitté, à 16h, ils doivent désinfecter tout le matériel, ce qui prend entre une et deux heures.

Pour Macaron, qui en est à sa première année en tant qu’animatrice, cet horaire ne l’importune pas. 

L’escouade ménage nous aide beaucoup durant la journée, mais sinon, on se motive! En effet, une équipe nettoie les surfaces et les locaux du camp toutes les quatre heures.

Une jeune fille enjambe des cerceaux posés à terre sur un terrain de soccer pendant que trois enfants la regardent.

L'animatrice Macaron explique un jeu à son groupe de jeunes de 7-8 ans.

Photo : Darcie Barrette

Le coordonnateur en loisirs à la Ville de Rouyn-Noranda, Olivier Thibodeau, explique que de longues journées, quatre jours par semaine, étaient ce qui semblait convenir au plus grand nombre de parents.

C’est clair qu’on était incapable d’offrir un plein horaire avec les contraintes qui étaient présentes à ce moment-là, mais on fait un choix, ajoute-t-il.

Macaron et Globule se tiennent debout sur une piste de course.

De gauche à droite : les animatrices Macaron et Globule

Photo : Darcie Barrette

Il souligne qu’en étudiant des statistiques d’heure d’arrivée et de départ des jeunes, les organisateurs ont convenu que c’était la solution qui présentait le moins de contraintes pour les parents. Les solutions qu’on avait en main allaient toutes présenter des contraintes, mais c’était la plus positive, disons.

Un contact étroit, à 2 mètres

Pour la cheffe de camp Gribouille, le plus difficile est de ne pas pouvoir démontrer son affection aux enfants.

On s’attache à ces petits enfants-là. Je connais tous leurs noms, et j’en ai 64, dit-elle en riant. C’est poche de ne pas pouvoir lui dire Bye et de lui donner un câlin avant de s’en aller. Maintenant, ils nous donnent des câlins à distance. C’est chou, mais en même temps, ce n’est pas pareil.

Une jeune fille avec un chandail d'Animation jeunesse lève les pouces en l'air.

La cheffe de camp Gribouille

Photo : Darcie Barrette

L’animatrice Globule affirme que le respect de la distanciation physique présente le plus grand défi pour elle.

Des fois ils disent "C’est mon ami, je le vois toujours la fin de semaine". Et bien, il faut quand même leur dire qu’au camp de jour, il faut qu’ils respectent la distanciation, indique-t-elle. 

Le fait que les enfants doivent toujours rester avec le même groupe et le même animateur complique la tâche des animateurs, rapporte Gribouille.

S’il y a de la friction entre deux jeunes, on va essayer de le régler avant de les changer de groupe. Donc moi, j’aide les animateurs avec ça parce que, sinon, ils auraient passé un été vraiment difficile, mentionne-t-elle.

Chaque semaine, Animation-Jeunesse à Rouyn-Noranda accueille environ 500 enfants. 

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