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Une PME sur sept risque de fermer à cause de la COVID-19 au Canada

Des ouvriers travaillent dans une petite usine.

Quelque 158 000 PME au Canada, dont 17 993 au Québec, pourraient ne jamais se relever de la crise, selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Photo : iStock

Radio-Canada

La pandémie pourrait avoir raison de quelque 158 000 PME au Canada, dont près de 18 000 au Québec, selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

Un sondage de la FCEI indique en effet qu’une PME sur sept risque d’être emportée définitivement par les effets de la crise de la COVID-19.

En entrevue à Tout un matin, François Vincent, vice-président pour le Québec de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, explique que ce risque est réel.

Ce n’est pas parce qu’on a ouvert l’économie que la crise est derrière, […] le quotidien de ces dirigeants d’entreprises est encore difficile.

François Vincent, vice-président pour le Québec, FCEI

Au Québec, dit M. Vincent, trois PME sur quatre sont complètement ouvertes, mais quand on creuse un peu, il n’y a que le tiers, à peu près, qui font les mêmes revenus qu’à la même période de l’année passée.

Les arts et divertissements, les salles de gym, les centres d’amusement pour enfants et les salles de spectacles sont parmi les secteurs les plus touchés, ajoute François Vincent. Environ 30 % de ces entreprises pourraient fermer, dit-il.

Le secteur de l'hébergement et de la restauration (restaurants, hôtels, traiteurs) n’échappe pas non plus au risque de fermeture définitive. Là aussi, 27 % des entreprises pourraient ne jamais se relever.

Ailleurs au Canada, c’est en Alberta que les entreprises sont les plus exposées à la faillite. On estime à 19 % le taux d’entreprises qui pourraient fermer leurs portes. Au-delà de ce constat, les pistes de solutions existent. François Vincent reconnaît la volonté et les efforts des gouvernements à aider les entreprises, mais il pense toutefois qu’on peut faire mieux et plus.

Il cite l’exemple d’aide au loyer, qui a bénéficié à plusieurs PME, mais qui en a oublié bien d’autres, dit-il.

Dans le cadre de ce programme, c’est le propriétaire qui doit déposer une demande, il n’est pas obligé de le faire. Donc, on se retrouve dans une situation où, d’un côté de la rue, il y a une boutique qui peut avoir eu une réduction de son loyer […], le même type de boutique de l’autre côté de la rue n’y a pas accès.

M. Vincent veut que l'on adapte ce programme pour aider directement les entreprises dans le besoin.

Acheter local

Une personne pousse son panier d'épicerie.

Les pistes de solutions existent et l’achat local en est un, selon François Vincent de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Photo : Radio-Canada

François Vincent fait également appel aux consommateurs qui peuvent apporter leur aide en adaptant leurs habitudes de consommation.

Au lieu d’aller sur des sites Internet et commander en ligne, ce à quoi on s’est peut-être habitué dans les deux mois où l’on est resté confiné, [on devrait] faire quelques pas, payer 1 $ ou 2 $ de plus pour encourager la boutique de notre quartier.

François Vincent, vice-président pour le Québec, FCEI

Il y a aussi des possibilités pour le consommateur de faire des achats en ligne et d'encourager les entreprises locales.

M. Vincent rappelle que le gouvernement du Québec a appuyé une initiative du Panier bleu pour l’achat local. Il souligne que la FCEI a aussi mis en place la campagne #JechoisisPME. Les entrepreneurs sont également appelés à y adhérer pour faire connaître leurs produits et à les rendre plus accessibles au consommateur.

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