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Les autorités en santé se préparent pour une deuxième vague de COVID-19

Trois infirmiers sont en train de se préparer à entrer dans une chambre d'un patient.Tous portent un masque.

Les autorités se disent prêtes advenant une autre vague de COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Les autorités en santé se préparent actuellement à une nouvelle flambée des cas de COVID-19 dès l'automne. Les défis d’une potentielle deuxième vague seront différents de la première.

Peu de cas du nouveau coronavirus sont recensés actuellement en Mauricie. Le CIUSSS MCQ prépare ses équipes à affronter à nouveau la COVID-19.

On conduit des exercices de mise en situation à compter du mois d'août, parce qu'un des enjeux qu'on a actuellement, c’est les délais de réactions. Quand tu as un foyer d'éclosion ou une personne qui amène le virus dans une de nos installations, le délai de réaction doit être le plus court possible. On doit rapidement instaurer des zones chaudes, tièdes et froides, explique le président-directeur général adjoint du CIUSSS MCQ, Gilles Hudon.

L'organisme en santé assure ne pas vouloir répéter les erreurs de la première vague.

La mobilité du personnel et le manque d'équipement avaient été des sources de propagation du virus dans les CHSLD de la région. Ces éléments ne semblent toutefois pas être en jeu cette fois-ci.

Quand on parle de mobilité, c'est un peu paradoxal, mais on va plutôt parler de stabilisation du personnel. On veut stabiliser notre personnel dans nos installations de CHSLD pour éviter la mobilité, soutient M. Hudon.

Pour le matériel de protection, c’est la province qui gère l’approvisionnement. Québec affirme avoir maintenant de 40 à 50 jours de réserve.

Le CIUSSS MCQ estime obtenir l’équivalent de quatre mois d’équipement d’ici septembre.

Dès le mois d'août, plusieurs usines québécoises se mettront à produire des masques et des visières. Le gouvernement vise l'autosuffisance pour éviter de répéter le scénario du printemps dernier où il y avait surenchère pour s’approvisionner en Chine.

Le Dr Marco Gallant, spécialiste en médecine interne à l’hôpital Sainte-Croix de Drummondville, croit que c'est plutôt le manque de personnel qui sera l’enjeu de cette potentielle deuxième vague.

Ce que j’ai trouvé difficile, c’est le manque de personnel, raconte-t-il. Des infirmières, on en manquait avant, on en manque encore maintenant. De les sectoriser, c'est un défi, c'est un enjeu.

Le spécialiste en médecine interne souhaite que moins de secteurs soient délestés en raison de la COVID-19. Il estime que plusieurs patients ont souffert du manque de suivi.

Le ralentissement des activités a peut-être été trop prononcé, ce qui a posé préjudice à certains patients, certaines clientèles, notamment ceux avec des problèmes cardiaques ou de potentiels cancers, avoue le président-directeur général adjoint du CIUSSS MCQ.

Ainsi, moins d’activités seront arrêtées. Les autorités en santé ne pourront donc pas compter sur cette main-d’oeuvre pour combler les besoins liés à une flambée des cas.

Les nouveaux préposés aux bénéficiaires du programme de formation accélérée viennent pallier le manque de main-d’oeuvre dans ce corps de métier. Il manque cependant entre 500 et 1000 infirmières et infirmières auxiliaires par année sur le territoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Un virus mieux compris

Les professionnels en soin sont tout de même mieux préparés, puisqu’ils comprennent mieux le virus et les signes de dégradation de la santé d'un patient qui en est atteint. Le Dr Gallant estime que les outils sont plus présents pour combattre la maladie.

L'autorisation par Santé Canada du remdésivir, un médicament pour soigner les malades gravement atteints par la COVID-19, donne aussi de l'espoir.

Les gens ont effectué des plans de contingence, révisé les plans de contingences, révisé en fonction des nouvelles. On a appris à apprendre. On a appris à faire les choses beaucoup plus rapidement que la machine le permettait avant. S’il y a un après-COVID, c’est peut-être une machine plus souple, estime le Dr Gallant.

Les intervenants en santé espèrent maintenant que la population respectera les règles de distanciation physique et qu’ainsi, une deuxième vague sera évitée.

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