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Le contrôle de la température devient obligatoire à l'aéroport de Vancouver

Les passagers dont la température dépasse 38 degrés devront attendre 14 jours avant de prendre un autre vol.

Des pilotes et un passager marchent à l'intérieur de l'aéroport de Vancouver.

La nouvelle mesure s'applique aux passagers, mais aussi au personnel aérien.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Au 30 juillet, tous les passagers devront se soumettre à un contrôle de la température avant l’embarquement à l’aéroport international de Vancouver (YVR).

Tout comme le port du couvre-visage, la mesure est obligatoire, et s’applique autant aux vols internationaux qu’aux vols intérieurs, dit la vice-présidente des opérations d'YVR, Robyn McVicker. Ce n’est pas un choix. On devra le faire si on souhaite voyager, explique-t-elle.

Pour éviter des retards et les files d’attente, la prise de température est intégrée au contrôle de sécurité général, et ne prend que 2 secondes, assure-t-elle.

Si la température de la personne dépasse 38 degrés, elle sera conduite dans un endroit isolé où sa température sera prise manuellement par un employé.

Si le second test est identique, elle sera contactée par la compagnie aérienne, et son vol sera reporté de 14 jours.

Robyn McVicker, vice-présidente des opérations d'YVR

Les gens qui ont des problèmes de santé pouvant justifier une hausse de la température devraient s’armer d’un certificat médical s'ils veulent pouvoir prendre un vol, soutient Mme McVicker.

Un homme avec sa valise.

Les passagers arrivent à l'aéroport international de Vancouver lundi.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

Une mesure inefficace et controversée

L’entrée en vigueur de cette mesure, annoncée le mois dernier par le gouvernement fédéral, qui s’applique également aux aéroports de Toronto, de Montréal et de Calgary, suscite une certaine controverse.

Les autorités de la santé, dont l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, jugent par ailleurs la prise de température peu efficace pour freiner la propagation de la COVID-19.

Plus on en apprend sur ce virus, plus on commence à comprendre que la prise de température n'est pas du tout efficace, a affirmé la Dre Tam le 4 mai dernier.

La propagation du virus, après tout, a lieu même lorsque les personnes porteuses ne présentent pas de symptômes, disent les experts.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Une mesure qui s'étend au pays

Les passagers d’Air Canada sont déjà habitués à la prise de température, puisque depuis le 15 mai, la compagnie aérienne l'impose à toute personne qui souhaite voyager à bord d'un de ses avions.

Mme McVickers croit que la mise en oeuvre de cette mesure supplémentaire se fera sans heurts. Ce que j’ai vu avec les gens tout au long de cette situation, c’est qu'ils sont prêts à faire tout ce qu’il faut pour assurer la sécurité de leur communauté.

D'ici le mois de septembre, la prise de la température sera obligatoire dans 11 aéroports canadiens supplémentaires, notamment ceux d’Ottawa, de Victoria et de Québec.

Avec les informations d'Adrien Blanc

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