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La population est invitée à signaler toute observation de papillons monarques

Une chenille rayée monte sur un plant.

La chenille qui deviendra un monarque.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Le Rouynorandien Louis Dallaire a la chance de vivre un moment particulier directement dans sa cour avant. Une quarantaine de papillons monarques a élu domicile chez lui depuis quelques jours. L’espèce est en voie de disparition depuis plusieurs années.

Le monarque joue un rôle essentiel puisque, comme beaucoup d'autres insectes, il est un pollinisateur. Les pollinisateurs aident à transférer le pollen des fleurs d'une plante à une autre. C'est de cette façon que vos plantes, vos légumes ou vos fruits sont fertilisés et peuvent produire des graines et des fruits.

J’ai acheté des plants d’asclépiades en me disant ce sont de belles fleurs, je vais mettre ça devant la maison. La deuxième année à la fin juillet, je me rends compte qu’il y a des chenilles très colorées, et j’ai des amis qui m’ont dit que c’étaient des monarques, nous explique d’abord Louis Dallaire.

Alors qu’il a constaté la présence d’une dizaine de chenilles sur son terrain l’an dernier, il y en a plus de 40 cette année, et certaines pourraient bientôt devenir des papillons.

L’an passé, je me suis aperçu que les étourneaux sont venus chercher quelques chenilles, donc j’ai mis un filet par-dessus, je vais les voir tous les jours, faire le décompte et vérifier s’il n’y a pas de chenilles qui s’égarent dans le terrain, raconte-t-il.

Des chenilles s'accrochent à des feuilles près d'une clôture quadrillée.

Louis Dallaire observe une quarantaine de chenilles chez lui.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Le Blitz international du suivi du monarque se déroule d’ailleurs en ce moment, soit du 24 juillet au 2 août.

Il s’agit d’un événement organisé par l’organisme Mission monarques, qui a pour but de recenser les endroits où se trouvent les papillons.

Si vous en apercevez, on vous invite à contacter l’organisme son son site Internet (Nouvelle fenêtre).

Ça nous permet de condenser les observations dans une période de temps. Ça nous permet d’avoir une meilleure idée de la population du monarque durant la période estivale, explique le coordonnateur du projet, Alessandro Dieni. Le projet a débuté en 2016 et il gagne des adeptes chaque année.

Les asclépiades qu’a plantées Louis Dallaire sont en fait les seules plantes sur lesquelles les femelles monarques vont déposer leurs œufs.

L’organisme Mission monarques invite d’ailleurs les gens à planter des asclépiades afin d’offrir un endroit aux monarques pour grandir.

Les plants d’asclépiades, c’est essentiel pour le développement des chenilles, donc ils vont pondre leurs œufs uniquement sur les plants d’asclépiades, explique Alessandro Dieni.

Comment les monarques peuvent trouver les asclépiades, je n’en ai aucune idée. Il a fallu que les fleurs soient là pour que les monarques arrivent, mais ils sont arrivés dès qu’il y a des fleurs, raconte pour sa part Louis Dallaire.

Alessandro Dieni invite les citoyens qui souhaiteraient s’impliquer dans la conservation des monarques à consulter le site internet espacepourlavie.ca (Nouvelle fenêtre).

Il y a toutes les informations nécessaires afin de créer un jardin qui sera un site de reproduction potentiel pour les monarques. Ça demande des plants d’asclépiades, mais aussi des plantes riches en nectar; les adultes vont pouvoir s'alimenter de ces fleurs quand ils vont se reproduire et pondre des œufs.

Un papillon.

Les monarques sont des papillons célèbres pour leurs migrations de grande ampleur en Amérique. (archives)

Photo : Radio-Canada

Selon lui, tous ces petits gestes comptent, puisque la population de monarques continue d’être menacée.

Il y a un suivi des populations qui se fait au Mexique durant l’hiver depuis le début des années 1990, et il y a une diminution qui est marquée depuis les 20 dernières années. Plus de 80 % de la population a diminué au Mexique.

L’habitat du monarque au Mexique s’est beaucoup dégradé depuis quelques années, et l’augmentation de l’utilisation des herbicides en Amérique du Nord a aussi joué un rôle, puisqu’elle a été associée à un déclin de l’asclépiade.

Louis Dallaire a bien l’intention de continuer d'accueillir les monarques chaque année, et il n’est pas le seul.

J’ai fait venir des graines des États-Unis, donc j’ai 5-6 sortes d’asclépiades que je veux planter prochainement, de différentes couleurs. J’ai vu sur ces sites [Mission monarques] que d’autres gens dans la région en ont vu, au Témiscamingue, en Abitibi-Ouest et dans le coin d’Amos que j’ai vu, entre autres, conclut-il.

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