•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une faible pollinisation due au manque d’abeilles réduit le rendement des fermes

Une abeille sur une fleur.

Les cultures de bleuets en Colombie-Britannique étaient parmi les plus touchées par une pollinisation limitée.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Un manque d’abeilles sauvages et d’abeilles mellifères limite la pollinisation et, par conséquent, réduit les rendements de certaines cultures dans les fermes de la Colombie-Britannique et des États-Unis, selon une étude faite par un collectif de chercheurs et publiée mardi dans la revue Biological Sciences, de la Royal Society britannique.

Les chercheurs ont utilisé les données de plus de 130 fermes pour évaluer la pollinisation des fleurs et le rendement des pommes, des bleuets en corymbe, des cerises douces et acidulées, des amandes, des citrouilles et des melons d'eau.

L’étude a révélé que, parmi ces cultures, cinq présentaient fréquemment des déficits de pollinisation, ce qui suggère que la protection des abeilles sauvages et un investissement accru dans les colonies d’abeilles mellifères sont susceptibles d’augmenter les rendements.

Bleuets en Colombie-Britannique plus touchés

Les cultures de bleuets en Colombie-Britannique étaient parmi les plus touchées par une pollinisation limitée, selon le professeur adjoint au département d’entomologie de l’Université du Manitoba, Kyle Bobiwash, qui est coauteur de l’étude. M. Bobiwash explique que, dans certaines fermes, il y avait beaucoup de fleurs qui n’étaient pas suffisamment pollinisées pour donner des fruits.

Kyle Bobiwash précise que les résultats variaient d’une ferme à l’autre et qu'il a participé à des recherches antérieures qui montraient que, dans les fermes où les cultures avaient une meilleure pollinisation, les rendements augmentaient de 30 %. Cela représentait des milliers de dollars par acre, simplement parce qu’il y avait des populations d’abeilles légèrement meilleures que dans les autres fermes, dit-il.

Une meilleure pollinisation peut également produire des baies plus lourdes, plus juteuses et probablement plus savoureuses, selon lui.

L’étude a également montré que différentes abeilles fournissaient des quantités comparables de pollinisation pour la plupart des cultures. Cependant, certaines cultures, comme les amandes en Californie, répondaient mieux aux abeilles mellifères, et d’autres réagissaient plus aux abeilles sauvages.

D’après Kyle Bobiwash, les résultats de l’étude montrent l’importance de protéger et d’améliorer l’habitat des abeilles sauvages, notamment des fleurs sauvages et certaines mauvaises herbes que les agriculteurs élimineraient normalement.

Les chercheurs précisent que les cultures dépendantes des pollinisateurs génèrent plus de 50 milliards de dollars américains aux États-Unis chaque année et que la diminution des populations d'abeilles pourrait être une menace pour la sécurité alimentaire dans les années à venir.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Environnement