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Washington retire 12 000 militaires d'Allemagne

Des soldats marchent en rang.

Des soldats américains s'entraînent aux côtés de militaires allemands en 2010.

Photo : Reuters / Fabrizio Bensch

Reuters

L'armée américaine a dévoilé mercredi un projet de retrait d'environ 12 000 militaires d'Allemagne, conformément à la volonté de Donald Trump, mais elle a précisé que près de la moitié de ces soldats resteraient stationnés en Europe en raison des tensions avec la Russie.

Donald Trump a exprimé le mois dernier son intention de ramener de 36 000 à environ 25 000 le nombre de soldats américains présents en Allemagne.

Le président américain reproche à Berlin de ne pas respecter ses obligations en matière de dépenses militaires dans le cadre de l'OTAN et de profiter d'une relation déséquilibrée avec les États-Unis sur le plan commercial.

Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, s'est toutefois efforcé de présenter ce retrait de manière à ne pas fragiliser l'OTAN face à la Russie.

Il a ainsi annoncé qu'une partie du contingent américain serait redéployée dans la région de la mer Noire, alors que la Russie a annexé en 2014 la péninsule de Crimée, et que certains militaires américains pourraient provisoirement stationner dans le secteur de la mer Baltique.

Des troupes vont aussi être transférées d'Allemagne vers l'Italie tandis que le quartier général des forces américaines en Europe va passer de Stuttgart à la Belgique.

Au total, environ 5400 militaires sur les 12 000 retirés d'Allemagne resteront en Europe. Le reste sera pour l'essentiel basé aux États-Unis avec des rotations en Europe sans les familles.

Cela va concrétiser ce que le président a dit au sujet de la réduction de notre présence en Europe et cela répond à ses autres objectifs que j'ai soulignés sur le plan stratégique, a dit Mark Esper.

Réprimande politique sans fondement stratégique?

Ce retrait est interprété par certains comme un camouflet infligé à l'un des plus proches alliés militaires des États-Unis et l'un de leurs principaux partenaires commerciaux.

Certains responsables américains, actuels ou passés, ont dénoncé une initiative à motivation politique, mais dénuée de sens stratégique, tandis que les ministres-présidents de quatre Länder allemands accueillant des troupes américaines ont exhorté les membres du Congrès des États-Unis à bloquer ce projet.

Joe Biden réexaminera cette décision s'il est élu président des États-Unis en novembre, a déclaré ce mois-ci à Reuters un proche collaborateur du candidat démocrate à la présidentielle.

Des responsables américains ont souligné que ce retrait n'allait pas se faire du jour au lendemain, mais prendrait plusieurs années.

Il va encore falloir des mois pour l'organiser et des années pour le mettre en oeuvre, car c'est très complexe, a dit l'un d'eux, en évoquant un coût de plusieurs milliards de dollars.

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