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Les cas de COVID-19 se multiplient dans les camps de jour du Québec

Le reportage de Valérie-Micaela Bain

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plus de 27 cas de COVID-19 ont été confirmés parmi les moniteurs et les enfants qui fréquentent le camp de jour Charlot l'Escargot, à Boucherville. Ce n’est pas la seule éclosion rapportée depuis 10 jours. Des établissements de Sherbrooke, Gatineau et Granby ont été touchés dans une moindre mesure. Faut-il s’en inquiéter?

Il peut arriver que l’on enregistre des cas de contamination malgré toutes les mesures de protection mise en place dans ces camps, indique un spécialiste en épidémiologie.

En entrevue mercredi à Tout un matin, Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et professeur à l'Université Laval, se veut rassurant.

Il rappelle que la réouverture des camps de jour a été autorisée avec plusieurs mesures et recommandations afin de réduire les risques de transmission.

Quand on parle de [réduire] les risques de transmission, cela ne veut pas dire qu’il n’y aura aucun cas.

Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l'INSPQ et professeur à l'Université Laval

Actuellement, si on regarde les données sur les camps de jour, il y a eu quelques petites éclosions, mais il semble qu’en général, ça se déroule assez bien, estime Gaston De Serres.

Du côté de l'Association des camps du Québec, on affirme ne pas être surpris par la situation.

Quand on s’est lancé dans cette aventure d’ouvrir les camps de jour cet été, on savait qu’il n’y avait pas un risque zéro, affirme Anne-Frédérique Morin, directrice générale adjointe de l'Association des camps du Québec.

Selon Mme Morin, la particularité de cette éclosion est le nombre important de cas de contamination, mais la réponse a été rapide, assure-t-elle.

C’est la première fois, que ce soit en Montérégie ou ailleurs au Québec, que ce sont des cas jugés à risque élevé.

Anne-Frédérique Morin, directrice générale adjointe, Association des camps du Québec

La décision de retirer un enfant d'un camp de jour en cas de symptômes de COVID-19 revient à la direction de la santé locale, rappelle Anne-Frédérique Morin.

Depuis le mois de mai, l’Association des camps du Québec affiche un guide de relance des camps dans le contexte de la pandémie sur son site Internet.

La publication, à l'intention des gestionnaires de ce type d'établissement, rappelle entre autres les mesures sanitaires à respecter, comme la distanciation physique, la priorisation des activités extérieures et la limitation des contacts physiques.

À quelques semaines du retour en classe, on n’est pas à l’abri de pareilles éclosions dans les écoles, indique Gaston De Serres. Mais ce sera une question d’équilibre, dit-il.

Il s’agit de réduire les contaminations à des niveaux très faibles pour éviter que l’on soit obligé de fermer les écoles de nouveau.

COVID-19     : ce qu'il faut savoir

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