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Santé mentale : plus de 1500 interventions en un an pour le SPS

La façade du quartier général du Service de police de Sherbrooke.

Le Service de Police de Sherbrooke a procédé à environ 1500 interventions liées à des problèmes de santé mentale en 2019 (Archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Service de police de Sherbrooke a réalisé 1500 interventions liées à des problèmes de santé mentale l’an dernier. Cela équivaut à consacrer environ 17 heures par jour à ce type d'intervention.

Le porte-parole du SPS, Samuel Ducharme, explique qu'il y a un cadre légal strict à respecter en cas d'intervention policière, ce qui rend les interventions sensibles.

Pour pouvoir intervenir légitimement, la police doit évaluer le degré de risque immédiat. Si le potentiel qu’un danger survienne dans cette fenêtre est jugé suffisamment élevé, la police intervient.

Si le danger n’est pas évalué à l’intérieur de 24 à 48 heures, c’est-à-dire qu’on doit penser qu’il va arriver quelque chose de grave à l'intérieur de 48 heures, si ce n’est pas le cas, on n’a pas de pouvoir explique Samuel Ducharme.

Une équipe spécialisée pour traiter les cas de santé mentale

Le Service de Police de Sherbrooke a d’ailleurs mis sur pied une équipe mobile d'intervention psychosociale (ÉMIP), qui se spécialise dans ce genre d'intervention.

Depuis 2016, des policiers sont jumelés à des travailleurs sociaux pour mieux intervenir dans ce type de situation.

Cinq policiers s'y dédient à temps plein depuis la dernière année. Patrick Roy est l'inspecteur responsable de l'équipe. Ce dernier dresse un bilan très satisfaisant de la première année à temps complet de son équipe mobile d'intervention psychosociale.

Ça devient des experts en santé mentale. Ils ont des formations poussées. Ces policiers-là sont affectés à gérer les cas récurrents. Pour nous, c’est un outil inestimable.

Une citation de :Patrick Roy, inspecteur au SPS

L'équipe mobile d'intervention psychosociale a effectué près de 787 interventions sur les 1500 réalisées l'an dernier.

Collaboration avec des travailleurs sociaux du CIUSSS

Par ailleurs, quatre soirs par semaine, les policiers du SPS sont jumelés avec des travailleurs sociaux du CIUSSS de l’Estrie-CHUS pour intervenir sur le terrain sur des cas reliés à la santé mentale.

Ils répondent à des appels d’urgence du 911 [...] de nature psychosociale, explique Sylvie Desautels, travailleuse sociale au CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui collabore à ce projet depuis le tout début.

Ce qu’on souhaite, c’est de donner le bon service aux usagers au bon moment. On souhaite entre entre éviter d’engorger les urgences parce qu’on veut éviter les hospitalisations dans la mesure du possible.

Une citation de :Sylvie Desautels, travailleuse sociale au CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Avant l’hospitalisation, la travailleuse sociale explique que toutes les alternatives sont étudiées. On va regarder les services qu’on peut offrir à l’usager pour répondre à ses besoins et diminuer la détresse, indique-t-elle.

Un besoin à Sherbrooke

Selon Mme Desautels, un dispositif comme l’ÉMIP répondait à un besoin à Sherbrooke

L’ÉMIP est là pour tenter d’éviter des situations comme on a pu voir à Drummondville. Mais c’est sûr qu’on est pas à l’abris de ça. C’est un drame qui pourrait arriver n’importe où, indique-t-elle.

Après six semaines d’arrêt en raison du confinement, le service entre le SPS et les travailleurs sociaux du CIUSSS a finalement repris au mois de juin. Mme Desautels ne constate aucune recrudescence de cas liés à la santé mentale après le confinement. Le nombre et les types d’interventions sont similaires à ceux de l’année dernière, souligne-t-elle.

Elle concède toutefois que la pandémie peut ajouter un stress supplémentaire à des personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale. Les [éléments] stressants s’accumulent. On parle par exemple de pertes d’emplois, du stress d’être contaminé. Ça peut amener une détresse supplémentaire, indique-t-elle.

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