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Campagne électorale américaine : pas de musique sans autorisation, demandent des artistes

Le célèbre chanteur danse sur scène.

Mick Jagger, leader de la formation The Rolling Stones

Photo : Reuters / Charles Platiau

Agence France-Presse

Dans une lettre ouverte publiée mardi, des vedettes de la musique ont réclamé que les candidats républicains et démocrates aux élections américaines demandent une autorisation avant d'utiliser un de leurs morceaux lors de rassemblements de campagne.

Depuis la précédente campagne présidentielle aux États-Unis, de nombreuses personnalités artistiques se sont plaintes que certains de leurs titres étaient joués durant des réunions publiques, notamment dans celles de Donald Trump.

Demander l'autorisation des interprètes ainsi que des auteurs et autrices est le seul moyen de protéger vos candidats d'un risque juridique, d'une polémique superflue ou d'un bourbier moral, ont fait valoir les personnes qui ont rédigé la lettre, adressée aux principales instances des partis démocrates et républicains.

Parmi elles figurent les Rolling Stones, qui ont encore, à la fin de mois de juin, menacé Donald Trump de le poursuivre en justice si son équipe de campagne continuait à utiliser la chanson You Can't Always Get What You Want lors de ses réunions publiques.

Le problème n'est pas nouveau, ou lié à un parti politique, et se pose de nouveau lors de chaque campagne électorale, rappelle-t-on dans la lettre, également signée par le groupe Pearl Jam, les chanteuses Sia et Lorde, et le groupe R.E.M.

Se faire entraîner involontairement en politique de cette façon peut aller à l'encontre des valeurs personnelles d'une ou un artiste tout en décevant ou irritant ses fans, insistent les personnes réunies sous la bannière de l’Association de défense des droits des artistes (Artists Rights Alliance).

Elles affirment que les textes de loi et leur esprit leur permettraient d'attaquer en justice les contrevenants avec des chances de succès.

Outre les Rolling Stones, Adele, Neil Young, Pharrell Williams, Rihanna, Aerosmith, Queen et les héritiers et héritières de Prince ont aussi dénoncé l'usage de leurs œuvres pendant des rassemblements républicains.

Les responsables politiques peuvent obtenir des licences auprès des sociétés de droits d'auteurs, ce qui leur évite de demander la permission explicite aux chanteurs, chanteuses ou groupes concernés.

Le droit américain prévoit néanmoins la possibilité pour une ou un artiste de demander que sa musique ne soit pas utilisée en faisant valoir que les responsables des campagnes laissent entendre de manière erronée que l'artiste soutient le candidat, selon l'association américaine de l'industrie du disque (RIAA).

La justice américaine n'a pas encore été amenée à trancher la question depuis le début de la campagne de Donald Trump en 2015.

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