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Le musée amérindien de Mashteuiatsh au cœur de sa communauté

La nouvelle exposition permanente du Musée amérindien de Mashteuiatsh se présente comme une immersion en territoire.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Paul

Radio-Canada

À Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean, la communauté s’est dotée d’un musée afin de protéger et de partager les connaissances de la nation innue. La préservation de la culture est devenue la grande mission des employés.

Le musée a la particularité d’être ancré dans sa communauté. L’institution embauche à Mashteuiatsh, consulte les membres, achète localement et raconte l’histoire des Innus.

Harry Wyldl est arrivé chez les Innus du Lac-Saint-Jean il y a 25 ans. L’artiste peintre est algonquin cri de l’Abitibi. Il s’était présenté au musée amérindien de Mashteuiatsh en quête d’un emploi.

Harry Wyldl regarde un de ses tableaux.

Harry Wyldl est artiste peintre.

Photo : Radio-Canada

C’est très valorisant. C’est un bon moyen pour se faire connaître. Quand je suis arrivé ici à Mashteuiatsh, il n’y avait personne qui me connaissait à part ma blonde., raconte-t-il.

Harry Wyldl croit au partage et à la transmission des traditions.

Nous autres, en étant une nation autochtone, on a toujours appris à partager. C’est un mode de vie. Pourquoi? Parce que les familles en forêt quand elles se rencontraient, elles partageaient les repas. La tradition se perpétue, mais d’une autre manière.

Harry Wyldl, artiste-peintre

Harry Wyldl n’est pas le seul : des dizaines de citoyens de la communauté travaillent au musée.

Patrice Laforge, très attaché à ses origines, est devenu guide en utilisant son talent de conteur.

Patrice Laforge.

Patrice Laforge est guide pour le musée amérindien de Mashteuiatsh.

Photo : Radio-Canada

Je sens que je suis à ma place quand j’explique ces choses. On n’a pas besoin de montrer aux jeunes comment jouer au Nintendo ou au Xbox, mais pour la culture ça, ça se perd vite si tu ne le pratiques pas, si personne ne t’en parle jamais.

Perpétuer la tradition

Certains guides ont de l’expérience, mais les plus jeunes doivent être formés après leur embauche. Le critère principal pour l’emploi demeure la passion de vouloir transmettre la culture.

Le musée contribue à la consolidation et à la redécouverte de cette culture. Chaque été, du personnel passe du musée au terrain. En 2017, une hache vieille de 5000 ans a été trouvée à Mashteuiatsh.

Parfois réceptionniste et responsable de l’accueil, Bianca Launière a hâte de participer aux fouilles archéologiques.

Bianca Launière.

Bianca Launière va participer aux fouilles archéologiques.

Photo : Radio-Canada

Je peux élargir mon champ d’expertise. J’ai très très hâte, je suis minutieuse et j’aimerais ça faire une belle découverte, se réjouit-elle.

D’après un reportage de Mélissa Savoie-Soulières.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Culture