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Des travailleurs hôteliers manifestent pour le droit de retrouver leurs emplois

Des manifestants ramassent des pancartes.

Des salariés de l'industrie hôtelière sont inquiets et souhaitent retrouver leur emploi une fois que l'économie sera stabilisée.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Des travailleurs du secteur hôtelier qui ont été licenciés au début de la pandémie se sont réunis au centre-ville de Vancouver mardi. Ils demandent au gouvernement de la Colombie-Britannique de contraindre les employeurs à maintenir leurs effectifs intacts lorsque les affaires reprendront.

Ils étaient près d’une centaine à manifester devant les portes de l'hôtel Shangri-La sur la rue West Georgia vers midi.

Nous demandons au gouvernement de garantir que les travailleurs de l'hôtellerie licenciés auront le droit légal de retrouver leur emploi à mesure que l'économie reprendra, explique Stephanie Fung. Celle-ci est porte-parole de la section locale 40 de Unite Here, un syndicat qui représente des travailleurs hôteliers.

Le gouvernement provincial songe à accorder à l'industrie du tourisme une aide de 680 millions de dollars. Selon Unite Here, plus de 50 000 travailleurs de l’industrie hôtelière ont perdu leur emploi en raison de la pandémie.

Or, malgré ce financement, rien ne garantit pour l’instant qu’ils le retrouveront une fois la situation économique stabilisée. C’est pourquoi les manifestants réclament que Victoria légifère en ce sens.

Inquiets devant l’incertitude

Pour certains de ces salariés, l’obligation de rappel de l’employeur ne dure que six mois après leur mise à pied. Avec l’incertitude entourant l’évolution de la COVID-19, ils craignent d’être remplacés par une main-d’oeuvre moins onéreuse quand les hôtels retrouveront leur clientèle.

Andrea Fuentes travaille depuis 18 ans comme femme de ménage pour l'hôtel Holiday Inn du centre-ville de Vancouver. Elle est s’inquiète pour son gagne-pain, qu’elle espère retrouver un jour.

J'ai travaillé toute ma vie. Je ne veux pas être bénéficiaire de l'aide sociale. Je veux gagner mon propre argent, je paie mes impôts, dit-elle. Alors pour l'instant, pour moi, d'être dans cette situation, c'est assez dur.

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