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Allégations d’inconduite : quelles sont les politiques à l’Université de Moncton?

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Le logo de l'Université de Moncton, campus de Moncton, imprimé sur le côté d'une voiture.

Le logo de l'Université de Moncton, campus de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

L’Université de Moncton a suspendu avec solde le 17 juillet un professeur qui fait l’objet d’allégations d’inconduite, notamment d’allégations de harcèlement sexuel.

Le recteur de l’Université, Denis Prud’homme, a confirmé lundi à Radio-Canada qu’une enquête allait avoir lieu sur ces récentes allégations.

En entrevue au Téléjournal Acadie, M. Prud’homme, qui est recteur de l’institution depuis moins d’un mois, a souligné qu’il était impossible de déterminer avec précision combien de plaintes ou de signalements d’inconduite sexuelle avaient été faits à l’Université de Moncton avant 2017.

C’est que l’Université s’est dotée d’une politique sur la violence sexuelle en 2017 seulement.

Avant cette date, les plaintes étaient reçues par les professeurs, directeurs ou doyens de chaque département ou faculté. Il n’y avait pas de documentation systématique des plaintes, selon le recteur.

L’actuelle politique sur la violence à caractère sexuel à l’Université de Moncton concerne tout type de violence sexuelle, qu’elle soit physique ou psychologique.

Si une personne membre de la communauté universitaire a été victime, témoin, ou encore si elle a reçu le témoignage d'une victime présumée, il lui est possible de signaler la situation ou l’incident à une personne intervenante.

Une fois l'incident signalé, la personne intervenante présentera les différentes options :

- faire un signalement qui mène à des mesures de prévention et d’accommodement ;

- faire une plainte à l’externe, par exemple à la police ou à la Commission des droits de la personne ;

- déposer une plainte formelle à l’Université.

Si cette dernière option, la plainte formelle à l’Université, est préconisée, c’est le ou la commissaire de l’institution qui reçoit la plainte. Si elle est recevable, une enquête externe et indépendante doit être déclenchée.

Si la plainte est fondée, des recommandations sont faites. La dernière étape est une décision du recteur.

Un homme en chemise blanche et cravate devant une webcam.

Denis Prud'homme, recteur de l'Université de Moncton, en entrevue par webcam le 27 juillet 2020.

Photo : Radio-Canada

Le recteur Denis Prud’homme entrevoit déjà une révision de la politique sur la violence à caractère sexuel de l’Université de Moncton. Lundi, il a mentionné avoir des recommandations à faire au sujet de celle-ci.

C’est une première ébauche, juge-t-il.

C’est avec la pratique qu’on peut s’apercevoir qu’il y a des améliorations à apporter, a-t-il déclaré. Pour l’avoir lu une première fois dès mon entrée en poste, compte tenu du contexte, j’ai personnellement des recommandations à faire au comité qui est en charge qui est en charge de reviser et [d’effectuer] la mise à jour de la politique.

La fédération étudiante attend des réponses

La Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) espère que le processus d’enquête sur les allégations faites ce mois-ci sera en grande partie complété avant la rentrée.

Tant que l'enquête ne sera pas faite avant septembre, les étudiants seront inquiets et ne seront pas en sécurité, martèle Jaber Najim, le président par intérim de la Fédération.

Jaber Najim en entrevue sur le campus de l'Université de Moncton.

Jaber Najim est président par intérim de la FÉÉCUM.

Photo : Radio-Canada

Il souligne que la fédération étudiante est déçue de ne pas connaître le nombre de plaintes qui ont été formulées avant l’adoption de la politique sur la violence sexuelle en 2017.

On est contents parce qu'enfin, on voit que l'Université a pris des actions concrètes envers ces plaintes, et on espère que le comité externe va vite donner sa réponse, mentionne-t-il cependant.

D’après le reportage de Wildinette Paul

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