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Cinq jeunes paralysés à la suite de plongeons

En juillet, le Centre intégré de traumatologie de l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal a accueilli cinq cas de fractures à la colonne cervicale à la suite de plongeons, dont trois dans les dix derniers jours. Toutes les victimes sont aujourd’hui tétraplégiques.

Le reportage de Simon Coutu

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Il fait beau et chaud, et les Québécois profitent des piscines et des plans d’eau, après des mois de confinement. Mais l’excès de confiance peut donner une tournure dramatique à ces espaces récréatifs.

Ce sont des jeunes personnes qui plongent sans connaître les dangers, qui atterrissent la tête au fond de la piscine, affirme l’urgentologue et chef d’équipe de traumatologie au CIUSSS du Nord-de-l’île-de-Montréal, le Dr Éric Piette. Ce sont des lésions qui sont très graves et dangereuses, parce que les gens finissent paralysés.

Normalement, en moyenne, la Société de sauvetage dénombre huit accidents de ce type par année. La canicule et le déconfinement expliqueraient cette hausse inhabituelle. Il fait chaud et les gens ont l’impression qu’ils recommencent à vivre, dit le professionnel de la santé.

Folies sous pression

Quatre fois sur cinq, ces accidents concernent des hommes, la plupart âgés de 18 à 44 ans, selon la Société de sauvetage du Québec.

Les jeunes hommes ont tendance à avoir plus d’orgueil et à faire plus de folies sous la pression, explique-t-il. Des amis vont se mettre au défi de plonger ou de faire un backflip.

Après un verre, c’est exactement ce sentiment d’invincibilité qui a poussé Soleine Démétré à plonger dans sa piscine hors terre, au mois d’août 1998. Elle avait 15 ans.

Après son accident, Soleine Démétré est transportée en ambulance.

Après son accident, Soleine Démétré est transportée en ambulance.

Photo : Radio-Canada

Juste une bière m’a fait tourner la tête, dit la mère de famille qui se déplace aujourd’hui en fauteuil roulant. Ce n’était pas un plongeon que j’étais habituée de faire.

Cette acrobatie lui a coûté l’usage de ses jambes. Elle conserve une mobilité partielle de ses bras. Quand ça arrive, on ne peut pas croire qu’on ne marchera plus. C’est beaucoup trop gros comme nouvelle. Même aujourd’hui, ça fait 21 ans et je n’y crois pas encore. 

Soleine Démétré, en fauteuil roulant, avec sa fille.

Soleine Démétré, en fauteuil roulant, avec sa fille

Photo : Radio-Canada

La Société de sauvetage rappelle que, pour un plongeon sécuritaire, la profondeur de l’eau doit être d’au moins 2,75 mètres, sur une distance de 6 mètres.

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