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L’Acadie commémore le Grand Dérangement

Monument commémoratif du Grand Dérangement, le 28 juillet 2020 à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

La journée annuelle de commémoration du Grand Dérangement a été soulignée sobrement mardi en Acadie.

Il y a 265 ans, le 28 juillet 1755, le lieutenant-gouverneur britannique Charles Lawrence et le Conseil de la Nouvelle-Écosse ordonnaient l’expulsion des Acadiens, dont la présence était devenue pour les autorités britanniques un obstacle à la formation d'une colonie anglaise et protestante.

Un homme tient une cloche près d'un monument. Un drapeau de l'Acadie flotte.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Journée de commémoration du Grand Dérangement le 28 juillet 2020 à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Cette journée de commémoration a été instaurée en 2005.

Les différents monuments de l’Odyssée acadienne – il y en a 16 – servent de lieux de rassemblement à cette occasion.

Un homme en chemise bleue avec un drapeau de l'Acadie au loin.

Jean Gaudet, président de la Commission de l'Odyssée acadienne, lors de la journée commémorative du Grand Dérangement, le 28 juillet 2020, à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

L'objectif, pour moi, c'est de garder la mémoire. Garder la mémoire de nos ancêtres, leur faire honneur, a rappelé Jean J. Gaudet, le président de la Commission de l'Odyssée acadienne.

Des gens, le nez et la bouche couverts d'un masque, se tiennent autour d'un monument.

Journée de commémoration du Grand Dérangement, le 28 juillet 2020 à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Mardi, plusieurs dizaines de personnes se sont attroupées en fin d’après-midi près du monument de l’Odyssée acadienne à Dieppe, au Nouveau-Brunswick. À quelques pas de la rivière Petitcodiac, ils ont déposé des gerbes de fleurs.

Des gens recueillis lors d'une cérémonie.

Journée de commémoration du Grand Dérangement, le 28 juillet 2020, à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Les clochers de quelques églises ont fait sonner leurs cloches à 17 h 55, en référence à 1755, l’année où a débuté la Déportation.

On met l'accent sur l'avenir, bien sûr, a souligné la présidente de la Société nationale de l’Acadie (SNA), Louise Imbeault. On se rappelle ce qui s'est passé, mais ça veut surtout dire qu'à travers les années, les gens se sont pris en main, les gens ont décidé de vivre selon leurs valeurs, de continuer à vivre selon les valeurs léguées par les ancêtres, de résilience.

Louise Imbeault devant le monument de l'Odyssée acadienne.

Louise Imbeault, présidente de la Société nationale de l'Acadie (SNA), le 28 juillet 2020, à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, devant le monument retraçant l'Odyssée acadienne.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

À Dieppe, mardi, Mme Imbeault a rappelé le caractère pacifique des Acadiens d'autrefois et a appelé ceux d'aujourd'hui à voir ce trait de personnalité comme une qualité à laquelle aspirer.

Le peuple acadien est un peuple revendicateur, mais pas un peuple batailleur au sens de la guerre. On est plutôt pacifiques, et c'est comme ça qu'on essaie de régler les questions, déclare-t-elle. Des fois, ça ne nous apparaît pas nécessairement une valeur; on dit : peut-être qu'on est un peu mous, peut-être qu'on est un peu trop patients – et c'est vrai qu'on est patients. Mais je pense qu'on est patients dans la ténacité, on est patients dans le regard vers l'avenir, on est patients dans le fait qu'on revendique, mais pacifiquement.

D'après le reportage de Jean-Philippe Hughes

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