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Vols retardés ou annulés : les défis météo dans les aéroports

Le compte-rendu de Maxime Denis

Photo : Radio-Canada

On a souvent tendance à surveiller le retard ou l'annulation d'un vol en hiver en raison des tempêtes, mais il faudrait être tout aussi vigilant lors des orages en été.

Les annulations ou retards de vols dans les aéroports sont communs en été comme en hiver. Les décisions prises par les compagnies aériennes* ont des impacts sur nos voyages, mais sont primordiales pour la sécurité de tous.

Le système de surveillance des cellules orageuses de l'Aéroport international Jean-Lesage de Québec.

Le système de surveillance des cellules orageuses de l'Aéroport international Jean-Lesage de Québec.

Photo : Radio-Canada

Lorsque la foudre est détectée dans un rayon de 48 km et de 24 km on a seulement l'information, mais lorsque la foudre est dans le rayon de 8 km de l'aéroport, c'est là qu'on va déclencher ce qu'on appelle les alertes météo, explique la conseillère aux communications de l'Aéroport international Jean-Lesage de Québec, Laurianne Lapierre.

Pour aviser l'ensemble des équipes de travail sur le site aéroportuaire, des lumières bleues s'allument et une alarme sonore de klaxons installés sur le toit de l'aérogare est audible plusieurs mètres à la ronde. Les travailleurs doivent se mettre aux abris. Les opérations sont alors interrompues pour une durée indéterminée, le temps que l'orage passe.

Le klaxon émettant l'alarme sonore et la lumière bleue qui s'allument lors d'une alerte météo à l'Aéroport international Jean-Lesage de Québec.

Le klaxon émettant l'alarme sonore et la lumière bleue qui s'allume lors d'une alerte météo à l'Aéroport international Jean-Lesage de Québec.

Photo : Radio-Canada

*Aucune donnée sur le nombre annuel d'annulations ou de retards n'a été obtenue comme il s'agit d'informations détenues par les transporteurs et non l'aéroport.

D'autres défis en hiver

L'hiver au niveau du froid, des rafales de vent, différences d'intempéries qu'on peut rencontrer comme le grésil, les gros flocons, font que les déplacements avec les véhicules sont difficiles, indique le superviseur-formateur, rampe de dégivrage, chez TSAS, Julien Marquet.

Le dégivrage des aéronefs représente une activité essentielle durant la saison froide. Le glycol permet de retirer les amas de glace sur la carlingue. Sauf qu'une fois l'opération complétée, l'appareil doit décoller dans les sept à dix minutes suivantes sinon il faudra recommencer le processus.

Le givre sur les ailes d'un aéronef peut devenir un enjeu de sécurité important pour l'équilibre de l'appareil et lorsque vient le temps d'atterrir.

Le verglas est probablement la pire des précipitations. Quand on parle de glace, on parle d'une adhérence de freinage qui n'est pas là. Donc on doit utiliser des produits sur la piste pour faire fondre cette glace. Ce sont des produits qu'on doit utiliser en grande quantité et qui sont relativement coûteux pour un aéroport, souligne M. Marquet.

Le niveau d'adhérence des pneus au sol sera mesuré pour transmettre le coefficient de freinage aux pilotes. Ces derniers se réservent alors la décision d'atterrir ou non.

Être prêts à tout scénario météo

Ce sont 8 employés à temps plein, en plus de 34 employés saisonniers durant l'hiver, qui s'occupent de déneiger et de l'entretien des pistes. La gestion en continu du site représente de nombreux défis notamment celui de s'adapter aux changements climatiques.

Ça change du tout au tout très rapidement, explique le chef de service aux installations aéroportuaires, Daniel Langlois. Une journée, il fait -25 avec de la neige et le lendemain, il fait +3 avec de la pluie.

La pire tragédie aérienne causée en partie par la météo

La visibilité ne doit pas être sous-estimée. Que ce soit lors d'un blizzard ou lors d'importants épisodes de brouillard, la visibilité peut être complètement nulle et rendre ainsi les activités aéroportuaires très dangereuses.

Débris photographiés après l'accident aérien de Tenerife en 1977

Débris photographiés après l'accident aérien de Tenerife en 1977

Photo : Getty Images / CORR/AFP

La collision entre deux Boeing 747, le 27 mars 1977, à Tenerife, aux îles Canaries, aura marqué l'histoire de l'aviation en étant la plus grande tragédie de l'aviation, si on exclut les attentats du 11 septembre 2001. Ce jour-là, en raison d'un épais brouillard et d'un manque de radars et de communications, 543 personnes ont perdu la vie. L'accident n'a laissé aucun survivant.

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