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Important manque de personnel à l’unité des soins intensifs de l’Hôpital de Gatineau

L’Hôpital de Gatineau.

Le manque de personnel aux soins intensifs serait criant jusqu'à la mi-août à l'Hôpital de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

Il manque du personnel pour plus d’une trentaine de quarts de travail d’ici la mi-août aux soins intensifs de l’Hôpital de Gatineau, selon le président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO), Patrick Guay.

M. Guay compte 24 quarts de travail où il n’y a qu’une infirmière à l'horaire des soins intensifs. Pourtant, un minimum de deux infirmières est nécessaire, idéalement trois. Il y a par ailleurs 11 autres quarts de travail pour lesquels la troisième infirmière est toujours manquante.

Selon Patrick Guay, il peut être impossible d’assurer la qualité des soins dans certaines circonstances.

« Le problème n’est pas nouveau, il s’est juste exacerbé avec la COVID-19. »

— Une citation de  Patrick Guay, président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais

Le président du SPSO explique que l’employeur a dû déplacer du personnel de l'Hôpital de Gatineau, parfois de façon volontaire, vers les soins intensifs de l’Hôpital de Hull pour assurer le service à l’unité COVID-19. Cela aurait accentué le problème de pénurie aux soins intensifs à l’Hôpital de Gatineau.

« On joue avec la qualité et, par le fait même, avec la vie des gens. »

— Une citation de  Patrick Guay, président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais

Un sit-in pour dénoncer la situation

Lundi, des infirmières ont lancé un appel à l’aide. Elles ont fait un sit-in pendant une quinzaine de minutes à l'unité des soins intensifs de l'Hôpital de Gatineau. Cette manifestation pacifique est venue après une fin de semaine particulièrement difficile, d'après M. Guay.

« Elles n’ont pas mangé et n’ont pas pris de pauses pendant 12 heures », précise-t-il.

Patrick Guay pose pour la caméra dans le stationnement d'un hôpital.

Patrick Guay espère que l'employeur procédera à de nouvelles embauches.

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

Selon lui, il est impossible de demander à des infirmières aux soins intensifs de travailler dans ces conditions. On leur demande d’être présentes à 100 %, d’avoir leurs facultés à 100 %. Mais dans ces conditions-là, c’est impossible d’assurer une qualité des soins optimale, affirme M. Guay.

Le président syndical a écrit à la directrice des soins infirmiers concernant l’appel à l’aide du personnel aux soins intensifs. Celle-ci lui aurait répondu qu'elle prenait les choses au sérieux.

Comme il y a pénurie aux hôpitaux de Hull et de Gatineau, Patrick Guay estime qu’il faut trouver un équilibre. On ne veut pas déshabiller l'un pour habiller l’autre, dit-il.

Le CISSS de l’Outaouais dit assurer une saine gestion

Radio-Canada a tenté d’obtenir des précisions et des explications de la part du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais. Par courriel, le CISSS de l’Outaouais a simplement indiqué qu’en temps de pandémie nous devons aussi prévoir de garder une capacité d’accueillir la clientèle atteinte de la COVID-19.

L’agente d’information Patricia Rhéaume écrit que le CISSS de l’Outaouais assure au quotidien une saine gestion de la main-d’oeuvre afin que l’ensemble du personnel puisse prendre leurs vacances estivales.

Des embauches et des départs

Selon les chiffres du SPSO, il y aurait eu 133 embauches d'infirmières, d'infirmières auxiliaires et d'inhalothérapeutes depuis le mois de mars.

Depuis un mois, on est rendu à 108 départs, puis cela continue. J'espère qu'on va freiner le nombre de départs, soutient Patrick Guay. De ce nombre, il y aurait eu 32 départs pour la retraite.

Il souhaite maintenant que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais mette les bouchées doubles pour recruter du personnel et ainsi assurer des soins de qualité à la population.

Avec les informations de Laurie Trudel

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