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2 fois plus de surdoses de drogue à Québec depuis la pandémie

Une seringue, des pilules et de la poudre placés aléatoirement.

Une seringue, des pilules et de la poudre placés aléatoirement.

Photo : Shutterstock / Chirachai Phitayachamrat

Le nombre de surdoses liées à la consommation de drogues dures est en forte hausse à Québec depuis le début de la pandémie.

La fermeture de la frontière avec les États-Unis réduit la quantité de doses disponibles sur le marché. Des trafiquants coupent donc la drogue avec des produits encore plus néfastes.

Selon l’organisme Point de Repères, qui vient en aide aux toxicomanes de la région de la Capitale-Nationale, le nombre de surdoses non mortelles a presque doublé depuis le début de la pandémie. Les surdoses mortelles sont aussi en hausse.

On a vu dans les déclarations de la Santé publique neuf décès en avril-mai. La Santé publique avait aussi enregistré 22 surdoses en mai. Uniquement pour Point de Repères, pour juin et juillet, c’est 14 surdoses non mortelles qui ont été rapportées. C’est important, déplore le directeur général, Mario Gagnon, lors d'une entrevue à l'émission Première heure.

Fentanyl présent

Plusieurs produits sont utilisés par les revendeurs pour couper leurs produits. Un des plus néfastes demeure le fentanyl.

Les gens sont particulièrement intoxiqués. Les produits qui sont disponibles, particulièrement au niveau du GHB, au niveau du speed, les amphétamines et l’héroïne, on le voit. Les gens qui sont des consommateurs réguliers ont des effets super puissants qu’ils n’ont pas d’habitude, observe Mario Gagnon.

Une personne portant des gants bleus tient un sachet de poudre blanche sur un fond noir.

Un sachet qui s'apparente à du fentanyl.

Photo : iStock / Darwin Brandis

Ailleurs au pays

Ce phénomène n’est pas unique à la région de Québec. Il est présent également à Montréal et dans les grandes villes canadiennes.

On est en échanges avec nos collègues provinciaux et canadiens. Dès le début de la pandémie, à la fermeture des frontières, il y a eu un changement. Il y a eu un creux dans l’approvisionnement des produits et nécessairement on a vu un changement au niveau des produits disponibles , illustre Mario Gagnon.

Mario Gagnon, directeur général de Point de Repères, un organisme d'aide aux personnes toxicomanes, en entrevue dans son bureau

Mario Gagnon, directeur général de Point de Repères

Photo : Radio-Canada

Décriminalisation demandée

Une des solutions pour réduire le nombre de surdoses et mieux contrôler la qualité des drogues dures vendues sur le marché demeure la décriminalisation et la légalisation, selon Mario Gagnon.

Point de Repères milite en ce sens depuis plusieurs années.

La solution, ce serait d’avoir des drogues de supplément, des drogues sécuritaires qu’il faut fournir aux gens. Les gouvernements pourraient rendre disponibles certains produits opiacés pharmaceutiques. On aurait un contrôle sur le produit , affirme-t-il.

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Québec

Drogues et stupéfiants