•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Nouvelle-Écosse se résigne à abandonner son aide aux producteurs de vin

Des rangs de raisins poussent dans le vignoble sur le flanc d'une colline

La Nouvelle Écosse dispose de quatre ans pour abolir progressivement sa politique d'aide à certaines régions vinicoles. Ci-dessus, le domaine des vins Blomidon à Canning.

Photo : Radio-Canada / Paul Légère

Radio-Canada

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse abandonne progressivement sa politique d’aide aux producteurs de vin de certaines régions du Canada à la suite d’une plainte portée par l’Australie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

La province a annoncé lundi une entente avec l’Australie à ce sujet. Ce pays avait dénoncé en 2018 la politique néo-écossaise comme étant une violation aux règles de l’OMC.

Même si la Nouvelle-Écosse estime qu’elle respecte les règles, le ministre de l’Agriculture, Keith Colwell, explique que son gouvernement ne veut pas s’engager dans une bataille de longue haleine. Il veut par-dessus tout éviter que l’OMC sévisse contre la province.

Une décision défavorable de l’OMC pourrait mener des pays à ne plus importer de vin néo-écossais, précise Keith Colwell. Le risque pour l’industrie provinciale est trop grand pour continuer de défendre cette politique, dit-il.

Le ministre juge que la Nouvelle-Écosse s’en tire bien même si la situation n’est pas idéale. La Nouvelle-Écosse dispose de quatre ans pour abolir progressivement sa politique.

En vertu de cette politique, la marge bénéficiaire de la Société des alcools de la Nouvelle-Écosse sur une bouteille de vin couverte n’est que de 43 % contre 100 % dans le cas des autres vins. Prenons une bouteille de 10 $, par exemple. Le prix de vente au détail est de 14,30 $ si elle provient d’une région couverte par la politique et de 20 $ si elle provient d’ailleurs.

Quatre ans pour trouver une solution de rechange

Cette politique a aidé des régions vinicoles comme la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et le Québec à gagner des clients dans les magasins d’alcool de la province maritime et à prendre de l’expansion, selon le président de l’association des producteurs de vin de la Nouvelle-Écosse, Gerard Adams.

M. Adams se demande pourquoi l’Australie a réagi si vigoureusement à la politique néo-écossaise alors que les vins de ce pays se vendent très bien en Nouvelle-Écosse. La plainte est décevante, dit-il.

Il est difficile de déterminer pour le moment quels effets l’abolition progressive de la politique risque d’entraîner. Gerard Adams ajoute que le gouvernement et l’industrie ont maintenant quatre ans pour trouver un autre moyen d’aider les producteurs sans contrevenir aux règles du commerce mondial.

Avec les renseignements de Michael Gorman, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !