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Les deux ormes devant la maison de Gabrielle Roy sont malades et devront être abattus

Un des ormes et la maison de Gabrielle Roy.

Les deux arbres ont été marqués d'une tache de peinture rouge. Un signal pour ceux qui font l'abattage.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Radio-Canada

Atteints de la maladie hollandaise des ormes, les deux arbres qui trônent devant la maison de l’écrivaine Gabrielle Roy dans le quartier de Saint-Boniface à Winnipeg vont être abattus.

Ces deux arbres devant la maison de l’auteure franco-manitobaine ont été plantés par son père, Léon Roy. Gabrielle Roy est encore toute jeune et vit avec sa famille dans la maison familiale du 375 rue Deschambault construite en 1905. Depuis 2003, la bâtisse est devenue un musée. C’est donc le coeur déchiré que Colombe Fafard-Chartier, une des bénévoles, s’est résolue à dire au revoir aux deux ormes.

Moi j’aime les arbres, j’aime la nature, mais on n’a pas trop le choix, lâche-t-elle.

De sa chambre, l'auteure francophone lauréate du prix Femina en 1947, pouvait apercevoir ces deux ormes.

La nature qui entoure la Maison Roy est un personnage essentiel dans l’oeuvre de l’écrivaine.

Dans ce qui est considéré comme son chef-d’oeuvre publié en 1984 à titre posthume, La Détresse et l'Enchantement, Gabrielle Roy évoque son enfance sans manquer de mentionner les pommiers, les rosiers et bien sûr les ormes qui peuplaient ses jeux d’enfants.

Elle peint avec ses mots, quand tu lis ses oeuvres, tu vois le paysage.

Colombe Fafard-Chartier, bénévole à la Maison Gabrielle Roy

C’est donc une partie de l’histoire toujours vivante de Gabrielle Roy qui sera sciée prochainement.

La maladie des ormes qui sévit sur l’ensemble du territoire de la municipalité de Winnipeg n’en est pas à ses premières victimes.

Ils subissent depuis des années la maladie hollandaise de l’orme et les chenilles arpenteuses.

Simon Bickle-Tapper, copropriétaire de l’entreprise de paysagisme Alliance Tree Çare, souligne qu’il existe des traitements préventifs contre les maladies, mais qu’une fois qu’un arbre est touché, il n’y a rien à faire.

Depuis 1974, plus de 100 000 ormes ont été abattus afin de limiter la propagation de ces maladies.

Avec les informations de Ezra Belotte-Cousineau.

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