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Les infirmières encore plus épuisées cet été

Une femme porte un masque et une tenue de soignant.

Les travailleuses-travailleurs de la santé sont épuisés et en colère

Photo : iStock

Radio-Canada

La période des vacances estivales rime toujours avec un manque d'effectifs dans le réseau régional de la santé. Cette année, l'épuisement des infirmières est empiré par la pandémie.

Des centaines de quarts de travail sont à découvert et le personnel voit mal comment il pourra affronter une deuxième vague cet automne.

Après des mois au front, les infirmières prennent des vacances et rechargent leurs batteries en vue de cette seconde vague pressentie. Le défi est de taille, alors que le réseau de la santé croule déjà sous la pression.

De l’avis du syndicat, l’été 2020 est particulièrement difficile.

La COVID-19 prive le réseau de 300 employés immunosupprimés ou enceintes, en plus de ceux qui sont en congé de maladie ou qui sont tombés au combat après avoir travaillé en zone chaude. Des centaines de quarts de travail doivent donc être comblés par du temps supplémentaire, observe Julie Bouchard, présidente régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean fait valoir qu’il y avait déjà pénurie de personnel avant l’éclosion de coronavirus.

Nos efforts de recrutement étaient là avant la pandémie. Nécessairement, on les a mis sur pause pour se concentrer sur la COVID. On va reprendre nos efforts aussitôt qu'on va être en mesure de le faire, précise la responsable des communications au CIUSSS, Romane Le Gallou.

Les infirmières qui étaient déjà épuisées avant la crise se demandent comment elles vont traverser les prochains mois.

Les gens sont en temps supplémentaire, en temps supplémentaire obligatoire, elles sont en épuisement professionnel, alors il faut permettre à de nouvelles finissantes, autant infirmières, infirmières auxiliaires qu’inhalothérapeutes de venir nous trouver dans le système pour pouvoir donner un peu d'oxygène.

Julie Bouchard, présidente régionale, FIQ

Julie Bouchard rappelle que certains départements d'hôpitaux ont dû suspendre leurs activités pour renflouer d’autres secteurs en main-d’œuvre.

Il y a eu des services qui ont été fermés, dont l'obstétrique à Dolbeau, où on a dû fermer le service complètement et rapatrier certaines professionnelles en soins à Roberval. Dans les départements de médecine à Jonquière, de médecine chirurgie à Alma et à La Baie c'est extrêmement difficile. Il n'y a pas un établissement présentement qui n'est pas en précarité de ressources humaines, remarque la cheffe syndicale.

D'après le reportage de Priscilla Plamondon Lalancette

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