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Tuerie en Nouvelle-Écosse : des manifestants réclament une enquête publique

Une petite fille tient une pancarte et elle est assise sur les épaules d'une femme adulte. Toutes les personnes portent un masque contre le coronavirus.

Des manifestants réunis au parc Victoria à Halifax le 27 juillet 2020 réclament une enquête publique sur la tuerie survenue en Nouvelle-Écosse en avril précédent.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des manifestants se sont rassemblés lundi dans un parc d'Halifax et dans la circonscription du ministre néo-écossais de la Justice pour réclamer une enquête publique sur la tuerie qui a coûté la vie à 22 personnes en avril.

La semaine dernière, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse avait annoncé qu'un groupe d'experts se pencherait sur le massacre.

Cette annonce a été critiquée par les familles de plusieurs victimes, qui ont estimé que la formule retenue manquait de transparence et de poids juridique.

Des gens debout dans un parc autour d'un monument.

Des manifestants réunis au parc Victoria à Halifax le 27 juillet 2020 réclament une enquête publique sur la tuerie survenue en Nouvelle-Écosse en avril précédent.

Photo : CBC / Patrick Callaghan

Une enquête « derrière des portes closes »

Plusieurs personnes ont pris la parole devant un groupe d'une centaine de manifestants au parc Victoria à midi, lundi à Halifax, affirmant que le comité d'examen indépendant créé par les gouvernements fédéral et provincial avait pour mandat de travailler derrière des portes closes.

Emily Stewart, directrice de la maison de transition Third Place, qui est présente dans plusieurs des communautés où le tueur a fait des victimes en avril, a pris la parole à Halifax.

Elle a souligné que l'auteur du massacre avait démontré beaucoup de signaux d'alerte indiquant qu'il était violent envers les femmes. Ces informations doivent être révélées au public dans le cadre d'une enquête, juge-t-elle.

Au même moment, une manifestation avait lieu à Bridgewater, dans la circonscription de Lunenburg-Ouest, que représente le ministre de la Justice, Mark Furey. Ce dernier a été membre de la Gendarmerie royale du Canada pendant une trentaine d'années avant son entrée en politique.

Des gens avec des pancartes réclament une enquête publique sur la tuerie survenue à Portapique et les environs en avril précédent.

Des manifestants à Bridgewater en Nouvelle-Écosse le 27 juillet 2020. La manifestante à gauche interpelle le ministre néo-écossais de la Justice, Mark Furey.

Photo : CBC / Brooklyn Currie

Selon l'organisatrice de ce rassemblement, Desiree Gordon, une centaine de personnes y ont participé.

Des politiciens progressistes-conservateurs et néo-démocrates de la Nouvelle-Écosse étaient également présents, dont le chef de l'opposition officielle et chef du Parti progressiste-conservateur, Tim Houston.

Peu, ou pas d'audiences publiques

Des militants, des avocats, des partis d'opposition à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse et des sénateurs fédéraux de partout au Canada ont plaidé en faveur d'une enquête publique au cours des derniers mois.

Les gouvernements ont déclaré la semaine dernière que ce serait plutôt un comité d'examen indépendant composé de trois personnes qui serait mis en place pour faire la lumière sur la tuerie.

Des manifestants dans un champ près d'un cours d'eau.

Des manifestants à Bridgewater en Nouvelle-Écosse le 27 juillet 2020 réclament une enquête publique sur la tuerie survenue à Portapique et les environs en avril précédent.

Photo : CBC / Brooklyn Currie

Ce comité doit se pencher sur les facteurs, dont la violence conjugale, qui auraient pu mener au massacre ; l'accès aux armes par le tueur, qui ne détenait pas de permis de possession d'armes à feu ; l'intervention de la GRC pendant les événements ; et la communication avec la population, y compris le fait de ne pas avoir utilisé le système provincial d'alerte publique.

Le mandat du comité semble prévoir peu d'audiences publiques, voire aucune.

Son mandat ne prévoit pas non plus de dispositions pour contraindre des personnes à témoigner, et les renseignements recueillis lors de la préparation du rapport devront demeurer confidentiels, précise-t-on.

Des personnes en rang manifestent silencieusement. Ils sont debout et on le visage couvert de masques contre le coronavirus.

La question « Pourquoi cacher la vérité? » est écrite sur l'écriteau d'un manifestant, le 27 juillet 2020 au parc Victoria, à Halifax.

Photo : CBC / Patrick Callaghan

Des proches des victimes souhaitaient des audiences publiques transparentes et des témoignages contraignants, sous serment.

Le groupe d'experts sera dirigé par l'ancien juge en chef de la Nouvelle-Écosse, Michael MacDonald. Il sera secondé par Anne McLellan, ancienne ministre libérale fédérale de la Justice et de la Sécurité publique, et par Leanne Fitch, qui a déjà été cheffe de la police de Fredericton.

Selon la police, le tueur Gabriel Wortman a amorcé sa cavale meurtrière après avoir agressé sa compagne à Portapique, le soir du 18 avril.

Il a ensuite arpenté le centre et le nord de la Nouvelle-Écosse, notamment en utilisant une réplique d'une voiture de police et un uniforme de la GRC.

Il a tué sur son passage 22 personnes, avant d'être abattu par un policier le 19 avril.

Avec les informations de La Presse canadienne

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