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De nouvelles démarches judiciaires pour la mort de Riley Fairholm

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L’avocat Thomas Walsh et Tracey Walsh.

L’avocat Thomas Walsh, qui est un ami de la famille, agit auprès de Tracy Wing à titre de conseiller.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux ans après la mort de Riley Fairholm, lors d’une opération policière à Lac-Brome, sa mère entame de nouveaux recours judiciaires contre les policiers de la Sûreté du Québec (SQ).

En juillet 2018, Riley Fairholm a été abattu d'une balle dans la tête lors d'une opération policière à Lac-Brome. L’adolescent alors âgé de 17 ans était en crise au moment des faits et avait en main un pistolet à air comprimé. 

Je ne veux pas que ça arrive à une autre mère.

Tracy Wing, mère de Riley Fairholm

La mère de Riley Fairholm, Tracy Wing considère que la force utilisée lors de l’opération policière était excessive. Des prétentions qui n'ont pas été retenues par la direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qui a décidé en octobre 2019 de ne pas porter d'accusation contre les policiers de la SQ qui ont participé à l'intervention. 

Madame Wing  entame donc de nouvelles démarches pour confronter les agents de la SQ.  

Dans une lettre adressée lundi à l'état major, elle demande le nom de tous les agents et officiers qui étaient présents dans le but de les citer à la cour dans le cadre d'une procédure privée. Cette procédure consiste en une préenquête devant un juge qui pourrait ou non réviser la décision du DPCP.  

Ce n'est pas raisonnable pour moi qu'un policier dise que la force mortelle était nécessaire parce  que le sujet n’a pas obtempéré. Ce n’est pas une raison de tuer quelqu'un un adolescent en crise en plus, explique Tracy Wing. 

L’avocat Thomas Walsh, qui est un ami de la famille, agit auprès d’elle à titre de conseiller. Il explique que cette lettre, qui permettra de connaître l’identité des personnes sur les lieux, vise à leur envoyer un subpoena[une assignation] pour qu'ils se présentent pour témoigner lors d’une préenquête où un juge va décider s'il y a suffisamment de preuves pour que l’individu qui a tué Riley Fairholm soit accusé de meurtre au deuxième degré. 

La Sûreté du Québec a refusé de commenter la requête de Mme Wing. Si la SQ refuse de donner les noms des agents présents, il sera possible pour la famille de procéder autrement. 

Me Thomas Walsh dit connaître l’identité d’au moins deux des personnes présentes sur les lieux le soir de l’opération policière. Je peux commencer en envoyant subpoena à ces deux personnes-là et une fois dans la boîte identifier les autres personnes, soutient-il.

L’avocat espère entamer les démarches en cour, devant un juge, à compter de septembre.

Avec les informations de Guylaine Charette

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