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La formule pour emporter du festival Cinéma sous les étoiles

Des gens assis sur des chaises assistent à une projection de cinéma en plein air.

Une projection du Cinéma sous les étoiles au parc du Pélican de Montréal, en juillet 2017.

Photo : Funambules Médias / Kamielle Dalati-Vachon

Radio-Canada

Un ciel étoilé, mais pas de rassemblement : le festival Cinéma sous les étoiles propose cette année aux cinéphiles une programmation de films documentaires engagés, à consommer en plein air, chez soi, dès mardi.

La pandémie aura forcé le Cinéma sous les étoiles à migrer des parcs montréalais vers le web, mais a également chamboulé la programmation de ce festival axé sur le documentaire, qui en est à sa onzième année.

Les discussions avec les distributeurs ont été très difficiles, puisque les films seront offerts en ligne à travers le Canada. Un film dont on avait même annoncé la présentation a finalement dû être retiré de notre programmation, explique Nicolas Goyette, le programmateur de Cinéma sous les étoiles.

Normalement, ce sont 60 projections auxquelles peuvent assister les cinéphiles dans les espaces verts de la métropole québécoise. On y présente habituellement une quarantaine de longs et moyens métrages, en plus d’une sélection de courts métrages.

Malgré les embûches posées par la pandémie, les astres ont fini par s’aligner pour l’équipe du festival, qui sera en mesure de présenter 12 longs métrages documentaires et 24 courts métrages du 28 juillet au 24 septembre.

Du 28 juillet au 20 août, un nouveau documentaire par semaine sera offert, alors que du 31 août au 24 septembre, deux documentaires s’ajouteront hebdomadairement sur les plateformes de la chaîne TV5. Tous les longs métrages y seront offerts gratuitement pendant 72 h.

Une semaine sera réservée à la compétition de courts métrages, soit du 24 au 30 août, sur le site de La Fabrique culturelle.

Films, débats et discussions

La formule a changé, mais l’esprit du festival demeure : les débats et discussions passionnées qui se tiennent normalement après les projections sous un ciel nocturne enflammeront cette fois-ci la toile.

Ce sera le cas lors de la soirée d’ouverture, mardi. On proposera, à 19 h sur la page Facebook du festival, le film Welcome to Sodom. La diffusion sera suivie d’un panel sur la gestion des déchets et l'obsolescence programmée.

C’est un film qui nous emmène au cœur d’une décharge au Ghana, où aboutissent des milliers d’appareils électroniques venus de partout dans le monde. C’est un film d’une beauté exceptionnelle, qui porte à réfléchir, explique Nicolas Goyette.

Racisme systémique, féminisme et environnement

Cinéma sous les étoiles a toujours fait briller des documentaires sur des thématiques sociales fortes, selon Nicolas Goyette.

Année après année, on parle de colonialisme, de luttes de classe, de racisme, de féminisme... Nous voulons vraiment présenter des films qui atteignent un équilibre entre la qualité artistique et l’engagement social, ajoute le programmateur.

L’année 2020 a été riche pour cette équipe à l’affût de l’actualité internationale. Le meurtre de George Floyd, les blocages ferroviaires et la vague de dénonciations sur les réseaux sociaux sont tous des événements qui trouveront écho sur les écrans de Cinéma sous les étoiles.

La dernière semaine de la programmation mettra notamment en lumière le travail de deux cinéastes autochtones avec les films nîpawistamâsowin : Nous nous lèverons, de Tasha Hubbard, et Jordan River Anderson, le messager, d’Alanis Obomsawin.

Je pense que les gens ont soif d’entendre parler d’autre chose que de la pandémie. Je crois que la crise amène une liberté, un moment pour investir plus de temps dans la réflexion, affirme Nicolas Goyette.

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