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Des épis maritimes pour sauver les berges de la plage Jacques-Cartier

Des sections des berges du parc de la Plage-Jacques-Cartier sont protégées en raison de l'érosion.

Des sections des berges du parc de la Plage-Jacques-Cartier sont protégées en raison de l'érosion.

Photo : Radio-Canada

Lors de la séance d’information du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) à propos du Projet de stabilisation des berges de la plage Jacques-Cartier à Québec, quelques citoyens ont posé des questions au sujet des épis maritimes qui seront installés pour freiner le courant.

L’enjeu de l’érosion des berges dans le secteur de Cap-Rouge date de plusieurs années. L’an dernier, la Ville de Québeca obtenu le feu vert du ministère de l’Environnement pour effectuer des travaux d’urgence sur la portion de 300 mètres la plus problématique, alors que le sentier du parc s’étend sur une distance de 2600 mètres.

Une roche granitique de Val-Bélair servant à protéger le littoral du parc de la Plage-Jacques-Cartier.

Une roche granitique de Val-Bélair a été utilisée pour faire les travaux en 2019.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Mardi soir, le BAPE a entamé son processus de consultations publiques dans le but d'étudier le projet de la Ville de Québec.

Pour améliorer les berges le long du sentier dans le parc de la Plage-Jacques-Cartier, la Ville souhaite entre autres, sous les recommandations de la firme Stantec, utiliser les épis maritimes pour diminuer la force des vagues qui érodent les berges.

Une série de roches forme une ligne près du fleuve; à l'arrière-plan, les deux ponts de Québec

Un exemple d'épi qui pourrait être installé, fait de roche, dans le cadre du projet de stabilisation des berges.

Photo : Ville de Québec

Une citoyenne voulait savoir si ces épis, composés de roches et de végétation notamment, seront dangereux.

Mario Heppell, directeur d'expertise des études d'impact et de l'évaluation environnementale stratégique chez Stantec, a indiqué que les marcheurs ne pourront se promener directement sur les épis, et qu'il y aura une signalisation.

Une autre citoyenne voulait savoir pourquoi les épis brise-lames ont été sélectionnés comme option, alors que d'autres villes ont opté pour la recharge de la plage.

Ammar Taha, directeur de secteur, hydrologie et hydraulique chez Stantec, a répondu que compte tenu de l'aspect de la plage, la recharge aurait été insuffisante. On a donc besoin des épis pour casser l'énergie des vagues, a-t-il précisé.

Le projet de la Ville est évalué à 4 millions de dollars. Si la Ville obtient toutes les autorisations nécessaires, elle estime que les travaux pourraient commencer à l'automne 2021.

Le processus du BAPE se termine le 20 août prochain. Il remettra son rapport au ministère de l'Environnement. La séance de mardi soir, diffusée en ligne, a duré un peu moins de deux heures.

Plus on retarde, plus la plage disparaît

Louis Martin, président du conseil de quartier du Cap-Rouge, suit ce dossier de près.

Il y a beaucoup plus de vagues et de glace, ce qui cause de l’érosion. Dans les plans de la Ville, il va s’agir de faire l’enrochement et de l’ajout de végétation, ainsi que de mettre des brise-lames, pour contrer les effets des vagues, avait-il expliqué lors d'une entrevue à l'émission Première heure.

Selon sa connaissance du projet de la Ville de Québec, il est possible que l’aspect visuel du parc linéaire soit modifié, mais sans trop dénaturer l’endroit, croit-il.

Moi, le plus important, c’est que les travaux se fassent rapidement.

Louis Martin, président du conseil de quartier du Cap-Rouge

Louis Martin précise que les travaux ne peuvent être effectués qu'à l’automne, afin de ne pas nuire aux oiseaux nicheurs qui utilisent ce lieu durant l’été.

On doit les protéger. Donc, si ce n’est pas à l’automne 2021, il va falloir attendre encore un an. Plus on retarde, plus la plage disparaît, soutient-il.

Le soleil se couche sur le parc de la Plage-Jacques-Cartier.

Le parc de la Plage-Jacques-Cartier, sur les berges du fleuve Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Blanchet

Le projet est donc divisé en deux étapes : huit semaines de travaux la première année et huit autres semaines la deuxième année, toujours à l’automne.

Le parc, situé près de la marina de Cap-Rouge, a une vocation récréotouristique. Ainsi, il est possible que les visiteurs soient dérangés par les travaux.

La Ville indique que les travaux auront lieu en dehors de la saison forte, et une signalisation adéquate serait mise en place pour informer et diriger les usagers du parc.

La Ville de Québec s’engage aussi à planter un arbre pour chaque arbre abattu.

La plantation d’un arbre, on le sait, c’est une des meilleures façons de contrer l’érosion. Nous, on veut préserver le plus possible les arbres, mais il devra y avoir de l'abattage, donc ça doit être bien fait, commente le président du conseil de quartier du Cap-Rouge.

Quand on aura passé à travers les étapes du BAPE et du ministère de l’Environnement, on va avoir un projet conforme, conclut M. Martin avec confiance.

Lors de la séance de mardi soir, Guy Laliberté, directeur de la division réseaux centre-ville à la Ville de Québec, a indiqué qu'il est trop tôt pour évaluer le nombre d'arbres qui devront être abattus.

On va tout faire pour garder le milieu naturel, a-t-il affirmé. Il a également souligné que les arbres qui seront plantés par la Ville pourraient être à grand déploiement, si les conditions du sol le permettent.

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Plan rapporché d'une berge avec beaucoup de cailloux, quelques arbustes, et de l'herbe, le jour. Il fait soleil.

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