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Le Festival de la fierté gaie de Vancouver se réinvente en ligne

Des personnes sur un char allégorique

Le défilé de la Fierté à Vancouver aura lieu en ligne cette année en raison de la pandémie de COVID-19 (archives).

Photo : Radio-Canada

Le Festival de la fierté gaie de Vancouver d’une durée de huit jours commence lundi avec une programmation qui sera en grande majorité en ligne, pandémie oblige.

Le Festival de la fierté ne peut être annulé, seulement réinventé, peut-on lire sur le site Internet de la Société de la fierté de Vancouver, qui avait annoncé en avril l’annulation de toute manifestation de masse, dont l’incontournable défilé.

Andrea Arnot, directrice générale de l’organisme, convient d’entrée de jeu que l’organisation d’activités en ligne demeure une charge de travail importante. Elle soutient qu’il faut redoubler d’efforts pour rendre les activités virtuelles attractives.

La Société de la fierté de Vancouver a revu sa programmation, qui compte une trentaine d’activités en ligne.

Des tables rondes, des spectacles en ligne et un documentaire sur les 40 ans de la Fierté à Vancouver sont au programme. Il y a également plusieurs ateliers portant sur la lutte contre le racisme.

Ça a été vraiment enthousiasmant, la programmation virtuelle. Nous avons été capables d’explorer des options que nous n’aurions pas essayées en temps normal.

Andrea Arnot, directrice générale, Société de la fierté gaie de Vancouver

Le format de ce festival est réinventé, assure la directrice, qui mentionne l’exposition à ciel ouvert d’oeuvres d’art produites par des artistes bispirituels, transsexuels et queer.

Ce parcours artistique ponctue le quartier West End sous le thème Voyager grâce à l’imagination. Les oeuvres présentent des lieux et des animaux venus d’ailleurs pour offrir une solution aux projets de voyage annulés à cause de la pandémie.

Le défilé, un espace transformé

Le défilé de la Fierté gaie, une institution à Vancouver, sera tenu en ligne. Il n'y aura pas cette année des dizaines de milliers de personnes les unes à côté des autres, en liesse, qui agitent des drapeaux de la communauté LGBTQ+ devant les chars allégoriques qui défilent le long de la rue Robson.

Le problème avec le format virtuel, c'est que nous ne pourrons littéralement pas prendre l’espace [le temps du défilé], regrette la directrice qui parle d’un espace crucial pour faire avancer la cause de la communauté LGBTQ+.

Andy Holmes, étudiant spécialisé dans les mouvements LGBTQ+ au doctorat à l’Université de Toronto, avance qu'un défilé virtuel ne traduit pas exactement le soutien de la foule exprimé lors d'un défilé en personne.

En fait, vous ne voyez pas les milliers de personnes qui expriment leur soutien avec ceux qui marchent dans le défilé, explique-t-il. Nous devons nous rappeler aussi que le défilé est un moyen pour les membres de la communauté d’exprimer avec aisance qui ils sont.

L’étudiant-chercheur insiste sur le caractère militant de cet événement qui, à ses débuts, était une protestation contre la violence faite à la communauté LGBTQ+. Andy Holmes, qui a beaucoup écrit sur l’histoire des défilés de Vancouver, affirme qu'au fil des ans le défilé est devenu un espace de célébration plutôt que de revendication.

Pour sa part, Andrea Arnot fait confiance à la communauté pour qu’elle prenne une place différente cette année et qu'elle perpétue la tradition militante du Festival.

Les gens trouveront une manière différente de prendre cet espace, garantit-elle.

L'an dernier, le Festival avait vu près de 500 000 personnes participer aux différentes activités, selon la Société de la fierté de Vancouver.

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