•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nintendo : une énorme fuite dévoile des prototypes et du contenu coupé de jeux cultes

Le logo classique de Nintendo, sur un fond rouge

Nintendo a été victime de deux importantes fuites de contenu depuis le début de l'année.

Photo : Nintendo

Radio-Canada

Une tonne d’informations inédites au sujet de nombreux jeux édités par Nintendo – comme Super Mario 64 et Yoshi’s Island – ont été publiées sur le web, notamment sur le forum de discussion 4chan, au cours des derniers jours. Elles proviendraient d’une énorme fuite de code source de Nintendo, une entreprise connue pour sa confidentialité et qui a été victime de plus d’une importante fuite depuis le début de l’année.

Le code source englobe l’ensemble des fichiers qui ont servi à créer les jeux dont il est question dans la fuite, soit surtout des jeux de Super Nintendo et de Nintendo 64. La majeure partie de ce code n’a donc jamais été vue par le public.

La révélation ayant suscité le plus de réactions au courant de la fin de semaine est celle selon laquelle il existait des textures pour modèle 3D de Luigi dans le code source de Super Mario 64. Le créateur de la franchise, Shigeru Miyamoto, avait mentionné dans une entrevue en 1996 qu’il avait originalement prévu que le frère à Mario soit jouable dans le jeu, alimentant beaucoup de discussions chez les adeptes. Le code source indique aussi qu’un mode multijoueur était prévu.

Des outils de développement interne, du matériel promotionnel et une tonne de modèles inutilisés de jeux de plusieurs générations – dont un jeu de plateformes de la série Zelda qui n’a jamais vu le jour sur Super Nintendo et un prototype de Yoshi’s Island – font également partie de la fuite.

Un développeur réagit

Si Nintendo n’a pas encore commenté ou confirmé l’authenticité de la fuite dans les médias, le programmeur Dylan Cuthbert – qui a travaillé sur plusieurs jeux Nintendo, dont Metroid II – a réagi à une capture d’écran d’un outil de développement inclus dans la fuite sur Twitter en disant qu’il l’avait créé il y a trois décennies pour apprendre le langage de programmation C++.

Ça fait près de 30 ans que je n’ai pas vu cet outil que j’ai créé pour StarFox 2 [...] D’où les pirates ont-ils obtenu toutes ces données obscures? s’est-il questionné publiquement sur le réseau social.

Un pirate connu de jeux Nintendo, MrCheeze, a dit au média spécialisé Polygon que la fuite était probablement authentique, parce qu’il faudrait créer tous ces jeux à partir de zéro si l’on voulait la fabriquer.

Des informations privées (calendriers, journaux intimes) et des conversations privées de membres des équipes de développement de Nintendo se cachent également dans le lot de données.

Pas la première fuite

L’origine de la fuite reste inconnue. Plusieurs internautes croient toutefois qu’elle pourrait venir de la même source que la fuite semblable qui a eu lieu en avril.

La fuite du début de l’année est issue du piratage d’un serveur de l’entreprise BroadOn, qui a travaillé avec Nintendo dans le développement de la console Wii. Elle incluait entre autres le code source et la documentation technique de la Nintendo 64, de la GameCube, de la Wii et de la 3DS ainsi que de jeux Pokémon.

Une photo d'une console de jeux vidéo Nintendo 64 dans laquelle est insérée une cartouche du jeu Super Mario 64.

Le code source de la console Nintendo 64 faisait partie d'une autre fuite plus tôt cette année.

Photo : iStock

En mars 2019, le chercheur en cybersécurité Zammis Clark a plaidé coupable d’avoir piraté les serveurs de développement de Nintendo, qui contenaient du code pour des jeux inédits, pendant qu’il était en libération conditionnelle pour avoir piraté Microsoft, selon The Verge (Nouvelle fenêtre).

Certains internautes et médias croient que le piratage de Zammis Clark pourrait être associé aux récentes fuites, mais il n’existe aucune preuve à cet effet. Le fait qu’il aurait piraté les serveurs corporatifs de Nintendo – et non ceux de BroadOn – sème le doute quant à cette possibilité.

Avec les informations de IGN, Mic, et Polygon

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Jeux vidéo

Techno