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Allégations d’inconduite : un professeur de l’Université de Moncton suspendu

Le professeur Andréi Zaharia (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le professeur de l'Université de Moncton visé par des allégations d'inconduite a été suspendu, a confirmé lundi le recteur de l'institution.

Le professeur de théâtre Andréi Zaharia fait l'objet d'allégations de harcèlement sexuel. Plus tôt ce mois-ci, d'anciennes étudiantes de l'Université de Moncton ont dénoncé les comportements allégués du professeur, qu'elles ont décrits comme sexistes et misogynes.

Le 17 juillet dernier, nous avons pris une décision de mettre la personne visée en congé avec solde –donc avec salaire – et également d'initier un processus d'enquête externe, a déclaré le recteur de l'Université de Moncton, Denis Prud'homme, dans une entrevue à Radio-Canada lundi après-midi.

Une enquête externe

Nous sommes à identifier un enquêteur qui va prendre l'enquête et donc faire la lumière sur ce dossier, précise M. Prud'homme.

C'est très important que les droits, tant au niveau de victimes présumées que de la personne visée, soient respectés, a ajouté le recteur. L'enquête devrait se dérouler dans les prochaines semaines, les prochains mois.

Jusqu’à ce que les conclusions de l’enquête soient connues, le professeur demeurera suspendu avec solde, indique Denis Prud’homme.

L’objectif de l’enquête sera de faire l’analyse des plaintes qui ont été déposées contre le professeur et d’interviewer toute personne qui pourrait avoir de l’information pertinente dans ce dossier.

Un homme en chemise blanche et cravate devant une webcam.

Denis Prud'homme, recteur de l'Université de Moncton, en entrevue par webcam le 27 juillet 2020.

Photo : Radio-Canada

Avant l’adoption en 2017 d’une politique sur la violence à caractère sexuel et la création d’un commissariat pour recevoir les signalements, les plaintes étaient reçues par les directeurs de chaque département de l’Université de Moncton. Il n’y avait pas de documentation de façon systématique à ma connaissance, souligne M. Prud’homme.

Il serait donc impossible pour l’administration de l’Université de répertorier le nombre total de plaintes formulées contre Andréi Zaharia durant sa carrière.

Pour cette raison, les victimes présumées qui auraient formulé des plaintes avant 2018 devraient communiquer avec l’Université pour s’assurer que leurs témoignages soient inclus dans l’enquête.

Interrogé à savoir si l’Université de Moncton avait failli à son rôle de protéger les étudiantes, Denis Prud’homme, qui est devenu le nouveau recteur de l’institution le 2 juillet dernier, a répondu qu’il s’agit d’une question à laquelle il est difficile de répondre.

Je n’ai pas assez d’information à ce stade ici pour porter un jugement, mentionne-t-il.

Ce que je peux assurer à nos étudiants, étudiantes, de même que tous les membres de la communauté universitaire, que toute plainte qui va être portée à mon attention, à l'équipe, on va mettre en place les suivis nécessaires tels qu'ils sont prescrits par les différentes politiques à l'Université, dont celle de la violence à caractère sexuel, affirme M. Prud’homme.

Avec l’équipe qu’on a en place présentement, poursuit-il, toute plainte ou signalement va être traité de façon très rigoureuse en appliquant les différentes politiques qui sont en place à l'Université, que ce soit le code de conduite pour les étudiants, que ce soit la politique sur la violence à caractère sexuel. Et toutes autres politiques liées aux tâches et responsabilité des professeurs vont être appliquées de façon rigoureuse afin de s'assurer de la meilleure objectivité des analyses et de prendre les décisions qui sont appropriées.

Radio-Canada a tenté de joindre Andréi Zaharia pour obtenir ses commentaires sur les allégations formulées à son endroit, mais M. Zaharia n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue.

Avec des renseignements de Marie-Hélène Lange

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