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La 5G s’installe au Canada, mais son potentiel est encore inexploité

Un plan large d'un téléphone cellulaire connecté à un réseau 5G.

La 5G promet de nous offrir une vitesse de transmission de données 10 fois supérieure à la 4G et de propulser l'Internet des objets.

Photo : getty images/istockphoto / AndreyPopov

Radio-Canada

Plus tôt cette année, les trois plus grandes entreprises de télécommunications du Canada, Rogers, Bell et Telus, ont introduit les réseaux de cinquième génération dans plusieurs grandes villes, et quelques modèles de téléphones intelligents compatibles avec la 5G sont maintenant offerts en magasin.

Toutefois, après des années de spéculation quant aux possibles utilités de cette technologie, comme propulser la conduite autonome ou encore la chirurgie robotisée, on ignore encore exactement ce que permettent de faire les réseaux récemment lancés.

Si l’on se fie à l’avis de certains spécialistes, il faudra encore plusieurs années avant de comprendre le réel potentiel de la 5G.

Selon Catherine Rosenberg, qui dirige deux chaires de recherche sur l'avenir de l’Internet et sur les systèmes 5G à l’Université de Waterloo, il y a encore beaucoup de fausses idées qui circulent à propos de la nouvelle technologie.

Tout le monde essaie de se positionner, pour des raisons de marketing, mais la 5G fonctionnant à plein régime n’est pas pour demain, affirme-t-elle.

Par exemple, certaines des fonctionnalités plus avancées de la 5G nécessiteront des fournisseurs qu’ils achètent des licences pour des fréquences radio – et Ottawa a récemment retardé le processus d’au moins six mois.

Une couverture sporadique et intermittente

Même dans les villes où le réseau 5G a été introduit, son signal risque d’être faible ou instable pour quelque temps encore en raison du nombre insuffisant de tours de transmission.

La 5G ne laissera peut-être pas de forte impression sur le grand public pour l’instant, en raison de la couverture sporadique et intermittente, soulève Soumaya Cherkaoui, professeure à la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke.

Selon elle, nous sommes encore bien loin de voir des voitures complètement autonomes ou des chirurgies robotisées à distance.

Le premier téléphone à fonctionner sur un réseau 5G canadien, le Samsung Galaxy S20, a marqué des avancées considérables en matière de vitesse de processeur et de qualité de la caméra.

Selon Jennifer Safruk, vice-présidente de Samsung Electronics Canada, plusieurs personnes vont vouloir se procurer des téléphones 5G peu importe la qualité du réseau, parce qu’elles aiment les autres caractéristiques des appareils.

Catherine Rosenberg affirme que, pour atteindre le plein potentiel de la 5G, les opérateurs de réseaux et les fabricants devront en établir les standards pour les équipements autres que les téléphones intelligents.

Mark Goldberg, consultant indépendant et cofondateur du Canadian Telecom Summit, est convaincu que l’utilité de la 5G sera prouvée avec le temps : Bâtissez-la, et les applications vont venir.

Avec les informations de BNN Bloomberg, et Canadian Press

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