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Les avocats de Meng Wanzhou veulent des versions non censurées de documents

Meng Wanzhou.

Meng Wanzhou a été arrêtée en décembre 2018 à Vancouver.

Photo : The Canadian Press / JONATHAN HAYWARD

Fanny Bédard
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les avocats de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, ont présenté leurs arguments devant la cour fédérale lundi pour tenter d’obtenir des versions non caviardées de documents qui pourraient, selon eux, servir à prouver que leur cliente a été victime d’un complot entre les autorités américaines et canadiennes.

Ils soutiennent que le FBI et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ont organisé une enquête criminelle contre leur cliente en partageant des informations techniques au sujet de ses appareils électroniques et en complotant pour que des fonctionnaires de l’Agence des services frontaliers la détiennent et l’interrogent pendant trois heures, sans avocat, avant qu’elle soit arrêtée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). 

Ils veulent ainsi tenter d'invalider la procédure d’extradition vers les États-Unis, qui accusent Meng Wanzhou d’avoir menti à des banques dans le but de violer les sanctions américaines contre l’Iran. La femme d’affaires chinoise dément ces allégations.

Cette affaire se déroule sur fond de tension entre le Canada et la Chine. La détention de deux Canadiens en Chine, Michael Spavor et Michael Kovrig, a été perçue en Occident comme des représailles à la suite de l’arrestation de Meng Wanzhou.

Six documents visés

Les documents visés sont un courriel, des notes et un rapport rédigés avant et après l’arrestation de Meng Wanzhou à Vancouver en décembre 2018.

Dans une décision rendue en décembre 2019, la juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique Heather Holmes avait indiqué que la défense soulevait suffisamment de questions pour donner une apparence de vraisemblance à ses allégations.

Des copies censurées des documents leur ont alors été remises.

Des informations qui pourraient nuire, selon Affaires mondiales

Dans un affidavit déposé cet été, un directeur général d’Affaires mondiales Canada en Asie du Sud avait soutenu qu’il était préférable de ne pas révéler des informations sensibles du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) aux avocats de Meng Wanzhou. Selon lui, cela pourrait mettre des vies canadiennes en danger, dégrader davantage les relations Canada-Chine et même compromettre la lutte contre la COVID-19.

Meng Wanzhou nie les allégations dont elle fait l’objet et affirme que ses droits ont été violés lorsqu'elle a été détenue à l’aéroport de Vancouver, le 1er décembre 2018, par des agents des services frontaliers, en attendant d'être informée formellement de son arrestation.

La femme d’affaires chinoise vit sous surveillance continue à Vancouver après avoir payé une caution de 10 millions de dollars à la suite de son arrestation. Elle porte un bracelet qui permet de surveiller ses déplacements et réside dans l’une de ses deux propriétés, d'une valeur de plusieurs millions de dollars, dans l’ouest de Vancouver. 

Les audiences reprendront jeudi à la cour fédérale.

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