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Le poète Claude Beausoleil est décédé

Le poète regarde dans l'objectif de l'appareil photo, les bras croisés, dans la cour intérieure du Palais-Royal, à Paris.

Claude Beausoleil était un grand ambassadeur de la poésie québécoise, ici et ailleurs.

Photo : Twitter @YolandeVillemaire

Radio-Canada

L’auteur québécois Claude Beausoleil s’est éteint vendredi soir à l’âge de 71 ans des suites d'un cancer. Il était poète, romancier, critique littéraire, essayiste, traducteur et professeur. Son œuvre prolifique a inspiré plusieurs artistes, dont l'auteur de la trilogie La Bête, David Goudreault, qui était de passage au micro de Franco Nuovo, samedi, pour parler de la vie et l’œuvre de son ami.

Né en 1948 à Montréal, Claude Beausoleil a commencé sa carrière en 1972. En près de 50 ans, il a publié une soixantaine de titres – recueils de poésie, romans, nouvelles et essais – et a récolté de nombreux prix, dont le prix Heredia de l’Académie française en 2015, venu s'ajouter aux prix Nelligan, Gatien-Lapointe –Jaime-Sabines, Alain-Grandbois et Louise-Labé, ainsi que deux fois le Grand Prix du Festival international de poésie de Trois-Rivières.

En plus de son travail de création, Claude Beausoleil était un grand ambassadeur de la poésie, au Québec et ailleurs, notamment par l’entremise de Lèvres urbaines, la revue de création poétique qu’il a fondée en 1983 et qui a permis à de nombreux artistes d’être publiés pour la première fois.

C’est un homme extrêmement inspirant. Pour moi, c’est aussi un ami, c’est quelqu’un de qui j’étais assez proche, qui a été le premier à me publier dans sa revue Lèvres urbaines, a raconté David Goudreault à l’émission Dessine-moi un été.

Le poète du voyage

C’était un homme d’une générosité incroyable. Déjà, [il avait publié] des dizaines et des dizaines de recueils, mais c’est aussi Claude qui avait créé des ponts entre autres avec l’Acadie, et même avec la Normandie, en France, explique l’auteur de la trilogie La Bête.

Il y avait un village qu’il avait investi, où plein de poètes québécois, dont François Guérette et moi-même, ont pu aller rencontrer des jeunes et faire connaître la poésie québécoise.

Claude Beausoleil se disait d’ailleurs poète du voyage, c’est-à-dire qu’il allait à la rencontre des gens, physiquement et par la poésie. Je suis un voyageur que le langage invente, a-t-il écrit dans son recueil Grand hôtel des étrangers, en 1988.

Pour les personnes qui ne connaissent pas le poète et aimeraient découvrir son œuvre, c'est d'ailleurs ce recueil que David Goudreault recommande, un de ses livres les plus connus et les plus primés.

Mais, en tant qu’écrivain, je sais qu’on a toujours un petit coup de cœur pour notre dernier, donc j’encourage vraiment les gens à lire En un grand souffle noir, sa dernière publication de 2019.

Le Festival de la poésie de Montréal a également rendu hommage au poète lundi. Son érudition, sa grande énergie et son humour imparable nous manqueront, a déclaré par voie de communiqué l'organisation dans laquelle Claude Beausoleil s'est impliqué pendant plusieurs années.

Claude Beausoleil est décoré de l’Ordre des francophones des Amériques et était aussi membre de l’Académie Mallarmé, qui n'a compté parmi ses membres qu'un seul autre Québécois, Gaston Miron. Il laisse dans le deuil sa conjointe, la romancière et poète Yolande Villemaire.

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