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Port de Montréal : les débardeurs déclenchent une grève de 4 jours

Des conteneurs empilés attendent d'être chargés.

En plus des débardeurs, les grands contremaîtres et les préposés à l'entretien sont en arrêt de travail.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Les débardeurs du port de Montréal ont déclenché lundi à 7 h une grève qui devrait durer quatre jours, soit jusqu'à vendredi matin.

Vendredi dernier, le président du syndicat, Martin Lapierre, a signifié à ses membres qu'il avait fait parvenir un préavis de 72 heures à l'Association des employeurs maritimes (AEM).

En plus des débardeurs, les grands contremaîtres et les préposés à l'entretien sont en arrêt de travail.

Les syndiqués affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ne fourniront aucun service d'amarrage pendant la grève, sauf pour l'approvisionnement de Terre-Neuve-et-Labrador, pour le vrac liquide et pour des navires céréaliers, afin de respecter une décision rendue le mois dernier avec le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI). Pour ce faire, une poignée de syndiqués seront à l'œuvre.

Le conflit porte essentiellement sur les horaires de travail des débardeurs, selon le syndicat qui les représente. Le système actuel consiste à travailler 19 jours consécutifs sur 21, 365 jours par an, mis à part les jours fériés et ceux où le port est fermé, a expliqué le conseiller syndical Michel Murray.

L’employeur a évacué la partie conciliation vie professionnelle-vie privée qu’on recherchait, déplore le syndicat.

La seule réponse qu’on a eue ce matin, c’est l’utilisation de briseurs de grève par l’une des deux grosses compagnies, raconte M. Murray, avançant que le groupe Termont, un exploitant de terminal à conteneurs dans le Port de Montréal, aurait secrètement formé ses gestionnaires sur certaines pièces de machinerie en vue de remplacer les travailleurs en grève.

On a considéré ça comme un affront, un geste de provocation de la compagnie Termont, et comme une déclaration de guerre au syndicat des débardeurs, a commenté M. Murray lundi après-midi.

Pression économique

Par voie de communiqué de presse, l'Administration portuaire de Montréal (APM) se dit préoccupée par cette situation, expliquant que les activités portuaires sont essentielles à la bonne marche de l'économie.

Nous suivons donc la situation de près et nous espérons que l’employeur des débardeurs, soit l’Association des employeurs maritimes, et le Syndicat seront en mesure d’en venir rapidement à une entente,

Administration portuaire de Montréal

L’APM a précisé par courriel que « la situation opérationnelle est gérable […], mais nous suivons la situation de près, car cela peut rapidement évoluer ». L’organisation ajoute que « quelques navires ont ralenti leur course ou choisi de s’ancrer en attente pour quelques jours. Deux autres ont été en mesure de quitter ce matin ».

Avec les informations de Presse canadienne

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