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L'opposition en Ontario propose d'embaucher 17 000 enseignants de plus

Les libéraux ontariens disent que leur plan coûterait 3,2 milliards de dollars.

Une enseignante devant les élèves dans une classe de primaire.

Les libéraux en Ontario veulent limiter la taille des classes à 15 élèves.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Radio-Canada

Les libéraux en Ontario disent que le gouvernement Ford devrait embaucher 15 000 enseignants additionnels à l'élémentaire et 2000 de plus au secondaire pour limiter la taille des classes et faciliter la distanciation physique à l'école.

Le chef libéral Steven Del Duca affirme qu'il faut que les élèves retournent en classe à temps plein en septembre, et ce, de façon sécuritaire.

Le premier ministre Doug Ford et son ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, ont dit privilégier un retour en classe à temps plein, mais ils ont aussi ouvert la porte à un mélange de cours en ligne et d'apprentissage en classe (approche hybride) ou à de l'enseignement en ligne uniquement. Le gouvernement doit annoncer son plan cette semaine.

M. Del Duca, lui, propose de limiter la taille des classes à 15 élèves à l'élémentaire, afin de faciliter la distanciation physique, d'où son appel à recruter des milliers d'enseignants de plus.

Il recommande aussi l'embauche de 10 000 concierges et l'ajout de l'équivalent de 14 000 salles de classe, en comptant sur des centres communautaires et des arénas, notamment.

L'opposition libérale chiffre son plan à 3,2 milliards de dollars.

Comme le gouvernement n'a pas dévoilé de plan pour l'automne, c'est moi qui l'ai fait. Doug Ford aurait dû en faire une priorité il y a plusieurs mois en consultant de manière significative les conseils scolaires, les enseignants, les travailleurs en éducation, les directeurs et les parents. Il ne l'a pas fait.

Steven Del Duca, chef des libéraux ontariens

La réouverture de l'économie sans journée complète d'école en septembre met les familles dans des situations impossibles, soutient M. Del Duca. Elle oblige les parents à choisir entre l'éducation de leurs enfants et leur travail. Nous avons entendu trop d'histoires de parents - de mères qui travaillent en particulier - qui ont dû abandonner leur carrière parce que Doug Ford n'a pas encore fait part d'un plan et ne veut pas les aider à s'occuper de leurs enfants.

Le plan libéral vise uniquement l'année scolaire 2020-2021; les libéraux espèrent qu'un vaccin sera trouvé entre-temps pour l'année suivante.

Pénurie d'enseignants francophones

Uniquement pour les conseils scolaires francophones, le plan des libéraux prévoit l'embauche de 1100 éducateurs additionnels cette année.

Or, l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) a indiqué par le passé qu'il serait difficile de recruter plus de personnel dans les écoles françaises, parce qu'il y a une pénurie d'enseignants francophones en Ontario.

Réactions mitigées

Les réactions envers l'ambitieux plan des libéraux ontariens sont plutôt mitigées chez les personnes concernées.

En ce qui a trait à l'embauche d'un millier d'enseignants francophones, Yves Levesque souligne que la pénurie d'enseignants rendra la tâche difficile aux dirigeants s'ils voulaient réaliser ce plan. Nous avons tellement de difficulté à mettre la main sur du personnel actuellement - même pour les besoins de base - que c’est un peu utopique de penser qu’on peut en trouver encore plus seulement parce qu’il y a une pandémie. M. Levesque est directeur général de l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques de l’Ontario (AFOCSC).

Il ajoute toutefois qu'à son sens, le chiffre de 1000 enseignants francophones supplémentaires est plutôt exact.

Marit Stiles, critique éducation de l'opposition officielle, le NPD ontarien, a expliqué que selon son parti, il faut absolument investir dans nos écoles, immédiatement. On doit écouter les travailleurs et les travailleuses.

Je trouve intéressant ce que les libéraux ont mis sur la table [parce qu’ils] démontrent que ça prend plus de fonds pour rouvrir cette année, ajoute Denis Chartrand, président de l’association des conseils des écoles publiques de l’Ontario.

M. Chartrand explique que le travail à accomplir - et les budgets qui devront y être associés - dépendra du scénario privilégié par le gouvernement ontarien.

Du côté du ministère de l'Éducation, on rappelle que le plan provincial sera présenté plus tard cette semaine.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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