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Pandémie et élections au Nouveau-Brunswick : déjà 1 M$ investis

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des gens font la file à l'extérieur. Deux personnes sur sept portent un masque sur le nez et la bouche.

Des électeurs font la file pour voter en personne en Croatie le 5 juillet 2020.

Photo : Reuters / Marko Djurica

Radio-Canada

L’organisme qui gère le déroulement des processus électoraux au Nouveau-Brunswick se prépare au déclenchement d’élections générales dans la province.

Au pouvoir depuis la fin 2018, le Parti progressiste-conservateur du premier ministre Blaine Higgs dirige un gouvernement minoritaire. M. Higgs a laissé entendre au début du mois que des élections générales pourraient survenir dans les prochaines semaines, peut-être même avant la fin de l'été.

Élections Nouveau-Brunswick a déjà commandé 500 000 masques jetables, 6000 visières ou écrans faciaux, et 1500 bouteilles de désinfectant pour les mains.

Tableau indiquant le nombre de masques et de bouteilles de désinfectant commandés par Élections Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En date du 26 juillet 2020, voici ce qu'a commandé Élections Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Ces articles représentent un investissement d’un million de dollars.

Ils sont destinés à celles et ceux qui seront en contact avec les électeurs dans les bureaux de scrutin pour le vote en personne.

Le vote en personne ou par la poste?

La question du vote en personne aux bureaux de scrutin est débattue dans la plupart des démocraties, où un déplacement massif de citoyens pour cette occasion laisse craindre une propagation du coronavirus.

Une file de personnes masquées enfilent des gants jetables alors qu'un travailleur électoral debout devant eux explique les règles à suivre.

Des électeurs doivent se désinfecter les mains et enfiler des gants jetables avant de voter à une élection gouvernatoriale à Tokyo, au Japon, le 5 juillet 2020.

Photo : Reuters / Issei Kato

Les citoyens qui sont à l’extérieur de la province lors d’une élection peuvent demander au bureau du directeur ou de la directrice du scrutin de leur faire parvenir un bulletin de vote spécial, à retourner par la poste.

Mais ce système ne s’étend pas facilement à toute une province.

Élections Nouveau-Brunswick n’a pas la capacité d’organiser en quelques semaines seulement des élections générales tenues entièrement par correspondance. L’agence indépendante n’a pas non plus l’autorité de prendre cette décision.

On examine pour 2020 la possibilité du vote par la poste pour certains électeurs plus vulnérables face à la COVID-19, comme ceux qui vivent dans des foyers de soins ou résidences pour personnes âgées.

Au cas où le gouvernement Higgs renonce au déclenchement d’une élection provinciale et annonce des élections complémentaires dans trois circonscriptions, Élections Nouveau-Brunswick prévoit un projet pilote de vote par téléphone.

Il y a deux sièges vacants à l’Assemblée législative, et un troisième le sera sous peu.

Les mains gantées d'un homme qui désinfecte des crayons de bois.

Un travailleur électoral désinfecte chaque crayon remis aux électeurs lors d'une élection gouvernatoriale à Tokyo, au Japon, le 5 juillet 2020.

Photo : Reuters / Issei Kato

Électoralisme, selon l’opposition

Le député Roger Melanson, du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, ne croit pas que la priorité des citoyens est d’être appelés aux urnes. Les gens ne veulent pas d'élections au moment où on se parle, affirme-t-il.

Il accuse le premier ministre Higs de vouloir tirer avantage de la situation.

Au lieu d'aller dépenser au-delà de millions de dollars additionnels pour une élection, il devrait continuer à gérer avec les partis politiques, les différents chefs des partis politiques, toute la situation de santé publique et de la pandémie, et de réellement se concentrer sur les priorités, qui est la relance économique, parce que nos petites et moyennes entreprises ont de sérieux défis, déclare M. Melanson, qui est le porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances.

Le ministre Roger Roger Melanson en point de presse.

Le député de Dieppe, Roger Melanson (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Le chef des libéraux du Nouveau-Brunswick, Kevin Vickers, n’a toujours pas de siège à l’Assemblée législative. Il prévoit être candidat dans une des circonscriptions où une élection partielle doit être déclenchée en l’absence de scrutin provincial, celle de Baie-de-Shediac-Dieppe.

D’après le reportage de Rose St-Pierre

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