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Ambulance NB : trois ambulanciers anglophones pour une intervention à Cap-Pelé

Une ambulance du Nouveau-Brunswick devant un garage.

Une ambulance au Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

Radio-Canada

Un résident de Saint-André-LeBlanc déplore que les trois ambulanciers d’Ambulance NB qui sont intervenus pour porter assistance à sa belle-mère samedi matin étaient des unilingues anglophones.

Alors qu’il était chez lui avec son épouse, Gilles Cormier a reçu un appel de la Résidence Castel des Flots Bleus à Cap-Pelé, où loge Delphine Leblanc, sa belle-mère. L’employée de la résidence a informé M. Cormier que des ambulanciers allaient venir chercher Mme Leblanc pour l'emmener à l’hôpital.

M. Cormier et son épouse se sont rendus à la résidence et sont arrivés peu de temps avant les ambulanciers. [La situation] m’a ouvert les yeux sur des choses que je ne pensais pas qui me dérangeraient de la sorte, explique-t-il. Il poursuit: J’ai été frappé par le fait que les ambulanciers étaient trois anglophones.

Mme Leblanc est âgée de plus de 80 ans et ne comprend pas l'anglais. Elle était déjà nerveuse à l’arrivée du couple en raison de son état de santé, mais selon M. Cormier, le fait d’être entourée par trois personnes qu’elle n'arrivait pas à comprendre a contribué à son angoisse.

Alors dans toute cette situation de détresse, j’ai vite vu ma belle-mère que l’anxiété montait plus parce qu’elle était entourée de gens qu’elle ne comprenait pas. Et elle regardait sa fille et elle ne comprenait pas ce qui se passait

Une citation de :Gilles Cormier, résident de Saint-André-LeBlanc

C’est à ce moment que M. Cormier réalise l’importance de la situation dans laquelle il se trouve. On est au Nouveau-Brunswick, je suis à Cap-Pelé, un village francophone, pourquoi il n’y a pas au moins une personne francophone sur l’ambulance? Et je dis francophone ou bilingue ou qui peut parler un français à l’aise, s'interroge-t-il.

Une question de santé

La situation ne devrait pas engendrer de débat politique selon Gilles Cormier. Il affirme plutôt qu’il s’agit d’une question de santé qui devrait rassembler anglophones et francophones. Comme communauté, je pense les francophones et les anglophones on peut s’entendre que la santé de toutes les personnes au Nouveau-Brunswick est importante et qu’on peut pousser nos différences de côtés.

Pour Alexandre-Cédric Doucet, le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), la question doit aussi être analysée en vertu de la loi. Nous sommes d'avis qu'Ambulance NB, dans le cas de M. Cormier, viole la Loi sur les langues officielles, a-t-il déclaré samedi par courriel.

M. Cormier raconte avoir eu l’idée de faire une publication sur Facebook après l’incident de samedi matin afin d'émettre un constat tout simplement pour que les gens se questionnent quant à cette situation.

Il avance que la majorité des anglophones auraient été sympathiques à sa cause s’ils avaient aussi été témoins de la situation avec sa belle-mère.

M. Cormier tient à préciser qu’un des employés parlait quelques mots de français, mais pas assez, toutefois, pour se faire comprendre de Mme Leblanc. C’est plutôt l’épouse de M. Cormier qui a dû traduire ce que lui disaient les ambulanciers. Il ajoute aussi que les ambulanciers ont été professionnels et ont fait du bon travail.

Il regrette simplement qu’ils n'aient pas parlé français et il se demande ce qu’il serait advenu si son épouse n’avait pas été là pour traduire et pour rassurer sa belle-mère.

Jean-Pierre Savoie, le vice-président d'Ambulance Nouveau-Brunswick, a confirmé dimanche par courriel que l'équipe paramédicale qui a répondu à l'appel de M. Cormier était composée de deux travailleurs paramédicaux et d'un étudiant paramédical.

Il a également précisé que la situation qu'avait vécue Mme Leblanc était exceptionnelle. L'équipe de la région est normalement en mesure d’offrir un service dans les deux langues, mais un travailleur bilingue était en congé autorisé dans ce cas-ci. Nous avons des protocoles en place pour trouver un remplaçant dans de tels cas, mais nous n’avons pas été en mesure d’assurer une dotation équivalente, a-t-il expliqué.

Avec les informations de Margaud Castadère

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