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Des résidents de Pointe-Gatineau inquiets de l'installation d'un centre d'hébergement d'urgence

Le 55, rue Marengère à Gatineau.

L'édifice situé au 55, rue Marengère fait partie des options envisagées.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des résidents du quartier Pointe-Gatineau sont inquiets du déménagement prochain du centre d'hébergement d'urgence pour itinérants dans leur quartier.

Le Centre intégré de soin et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais a confirmé, vendredi, que l'édifice situé au 55, rue Marengère faisait partie des options regardées attentivement.

Ça m'inquiète énormément, laisse échapper Valérie Hurtubise, maman et résidente du quartier Pointe-Gatineau. C’est juste des familles qu’il y a dans le secteur, c’est surtout ça qui m’inquiète.

En entrevue à Radio-Canada, elle se demande s'il sera toujours sécuritaire de laisser ses enfants jouer dans le parc situé tout près advenant un déménagement.

Une résidente du quartier a lancé une pétition en ligne qu’elle acheminera au maire, au député ainsi qu'au conseiller de son quartier. En une journée de porte à porte, elle a également amassé plus de 200 signatures.

Elle demande au CISSS de l'Outaouais de revoir sa décision et d'augmenter plutôt les services en toxicomanie et en santé mentale.

Le texte accompagnant la pétition. On peut y lire que les citoyens sont inquiets pour leur quiétude et la sécurité de leur quartier.

Une pétition a été lancée par des citoyens contre le déménagement du centre d'hébergement pour itinérants dans Pointe-Gatineau. On craint pour la quiétude et la sécurité du quartier.

Photo : Radio-Canada

Même discours du côté de Sophie Petterson qui s'inquiète également pour les autres résidents. Ça pourrait poser problème pour les gens qui essayent de remonter la pente, fait-elle valoir.

Elle s'attend à une hausse marquée des vols et de la consommation de drogue.

C’est choquant de savoir qu’on ne pourra peut-être rien faire contre ça.

Une citation de :Sophie Petterson, résidente

C'est une réflexion qu'a aussi André Valiquette, père de six enfants. Il établit un parallèle avec les itinérants qu'il a observés sur l'avenue King Edward, à Ottawa.

Il y a des seringues sur le bord des [immeubles], ils sont couchés par terre et sont très agressifs, décrit-il. Il veut éviter à sa progéniture cette réalité.

M. Valiquette en veut à la Ville et a le sentiment qu'on abandonne tous les résidents du quartier qu'il décrit comme familial, mais assez pauvre.

À son avis, il est injuste que des citoyens dans le besoin aient à subir la présence de personnes itinérantes.

Un besoin d'encadrement

De son côté, Benoit Leblanc, le fondateur d'Itinérance Zéro, estime que le fait de déplacer ces itinérants dans un quartier où les taux de criminalité et de pauvreté sont déjà bien élevés ne fera qu'accentuer les stéréotypes face à cette population.

Les gens ne comprennent pas les enjeux d’itinérance.

Une citation de :Benoit Leblanc, fondateur d'Itinérance Zéro

Il réclame une formule différente de celle de l'aréna Robert-Guertin qui ressemblerait plutôt aux logements de transition. On ne peut pas juste laisser tout le monde libre à eux-mêmes, explique-t-il.

Si l’encadrement des personnes [en situation d'itinérance] est bien fait, ça devrait être que du positif, résume-t-il en ce qui concerne le possible emplacement.

Avec les informations de Boris Proulx

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