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Télétravail : l’heure des comptes sonnera bientôt

Un homme travaille sur un ordinateur à la table de sa cuisine en compagnie de sa fille.

Le télétravail a été imposé à plusieurs employés en raison du confinement.

Photo : getty images/istockphoto / monkeybusinessimages

Radio-Canada

À l’heure de la généralisation du télétravail, les différents ordres de gouvernement ont une pente abrupte à remonter, que ce soit pour accommoder leurs employés ou préparer la prochaine vague de déclarations d’impôts qui risque de voir les demandes de déductions croître de façon exponentielle. État des lieux.

Pour l’année financière 2018, selon l'Agence du revenu du Canada (ARC), 174 210 Canadiens ont profité de déductions pour les frais de bureau à domicile, car ils ont passé plus de 50 % du temps à travailler de la maison.

En comparaison, cette année à la mi-avril, 3,3 millions de Canadiens avaient quitté leur bureau et travaillaient de la maison, selon Statistique Canada. En juin, ils étaient toujours près de 2,9 millions à le faire.

Plus nous avançons dans la pandémie, plus il y aura d'employés qui auront dépassé la barre des six mois (le fameux 50 %) et qui devraient se qualifier pour les déductions fiscales, a indiqué à CBC Armando Minicucci, associé au cabinet comptable Grant Thornton.

Les employeurs devront-ils remplir une attestation (le formulaire T2200) pour tous leurs employés admissibles?

Cela ajouterait un fardeau administratif important pour les employeurs. Pour alléger ce fardeau, il faudrait envisager de simplifier les processus.

l’organisme CPA Canada

Pas forcément payant

Et que pourra-t-on déduire au juste? Quand vous êtes un salarié, oubliez la possibilité de déduire un ordinateur, des chaises, un bureau. Vous n’avez droit qu’aux dépenses de nature courante : assurance, électricité, entretien mineur et le loyer, si vous le payez à un tiers indépendant, a expliqué à l’émission L’Heure du monde (Nouvelle fenêtre) le fiscaliste François Ménard.

Le total des déductions admissibles se calcule au prorata de la surface de la pièce de travail par rapport à la surface du logement. Ce ne sont pas de gros montants que ça va donner à la fin, prévient le fiscaliste.

Voilà peut-être pourquoi certaines entreprises privées offrent à leurs employés jusqu’à 1000 $ pour s’équiper en matériel ou en mobilier.

Un avantage dont ne bénéficient pas les employés du secteur public, ce que déplore Line Lamarre, la présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Tout le monde n’est pas équipé, tout le monde n’a pas un bureau à la maison [… ] Même en faisant des déductions fiscales, il n’en demeure pas loin que la loi est claire : l’employeur doit fournir les outils de travail.

Line Lamarre, présidente du SPGQ

Marty Morantz, critique conservateur en matière de Revenu, croit que tous ceux qui auront travaillé à domicile devraient avoir droit aux déductions.

Aux gens qui ont fait de leur mieux en travaillant à domicile et en engageant des dépenses pendant la crise, il serait tout à fait raisonnable que le gouvernement leur donne la possibilité de réclamer la déduction, a-t-il déclaré lors d’une intervention à la Chambre des communes.

Ottawa précise qu’un plan d’assouplissement des règles devrait être présenté à l’automne.

Avec les informations de CBC

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