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Rentrée scolaire : des précisions qui se font attendre au Nouveau-Brunswick

Dominic Cardy donne une conférence de presse

Plusieurs acteurs du milieu scolaire affirment que les lignes directrices émises par le gouvernement pour la rentrée scolaire sont trop vagues.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La rentrée arrive à grands pas au Nouveau-Brunswick et plusieurs acteurs du milieu scolaire demeurent inquiets du manque de précision entourant le retour à l’école en septembre. Ils implorent le gouvernement d’émettre des directives claires et concrètes à ce sujet.

On sait que l’entrée de l’année scolaire 2020-2021 va être différente, on sait ça déjà, mais on aimerait avoir un plan. Quand ce plan va sortir, on pourra commencer à planifier et mieux préparer l’année en question, déclare Gérald Arsenault, président de l’Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB).

M. Arsenault a pris connaissance du plan de retour à l’école émis par le gouvernement de la province en juin, mais selon lui, il s’agit d’un document trop vague pour répondre à toutes les questions du personnel enseignant.

C’est des lignes directrices qui sont assez vastes...on a hâte de voir les détails.

Gérald Arsenault, président de l’AEFNB

Parmi les changements majeurs qu’on retrouve dans le document (Nouvelle fenêtre), il y a la réduction de la taille des classes pour les élèves de la maternelle à la cinquième année et une présence physique à l’école à temps partiel pour les élèves de la neuvième à la douzième année.

De plus, certains lieux communs des écoles, tels les gymnases, pourraient être transformés en salles de classe pour assurer la distanciation sociale. Des mesures qui ne sont pas sans conséquence pour la répartition des tâches entre les enseignants.

M. Arsenault explique que certains professeurs qui ne savent pas encore la matière qu’ils enseigneront ni à quelle classe. Des gens que ça fait 10-15 ans qui enseignent dans un gymnase et là ils vont se retrouver devant un groupe dans une salle de classe, tu as une planification à faire pour ça, c’est certainement un travail qui est ardu de se préparer à un tel changement, déplore-t-il.

Il demande au gouvernement un plan qui établirait clairement combien d’enseignants sont nécessaires, les matières qui continueront d’être enseignées et par quel moyen, soit virtuel ou en personne.

M. Arsenault fait valoir que le personnel enseignant a besoin de temps pour planifier l’année à venir et que les détails manquent actuellement pour que cette démarche puisse se faire adéquatement.

Chuck Chiasson en entrevue dans un bureau.

Selon Chuck Chiasson, le critique de l'opposition officielle en matière d'éducation, le gouvernement aurait dû fournir plus de détails aux enseignants il y a plusieurs mois.

Photo : Radio-Canada

Chuck Chiasson, le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation et de développement de la petite enfance, critique lui aussi le manque de précision du plan du ministère. Il témoigne lui aussi du climat d’incertitude qui règne au sein du personnel enseignant.

Il aimerait voir un plan qui pourrait varier en fonction de la phase de déconfinement dans laquelle une région donnée se trouve et des éclosions qui pourraient subvenir.

En ce moment, on est dans la zone jaune. Lorsqu'on tombe dans orange, ça change les affaires, sauf que qu'est-ce qui déclenche ça, puis qu'est-ce qui va changer? On a besoin de quelque chose de clair et net, affirme-t-il.

Selon lui, un tel plan aurait dû être élaboré et rendu disponible il y a plusieurs mois.

Le gouvernement agit aussi rapidement qu’il le peut

Malgré les critiques qui fusent, Dominic Cardy, le ministre de l’Éducation assure qu’il fait tout son possible pour mettre des mesures en place rapidement, mais que le contexte de pandémie est exceptionnel. Il demeure évasif quant aux directives supplémentaires qui seront données d’ici le mois de septembre.

Le ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy, dans son bureau.

Dominic Cardy, ministre de l'Éducation

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

On va créer les structures pour adapter le système scolaire, qui va créer absolument des problèmes, ça va être ennuyant. On a besoin d’avoir les autobus qui prennent la route plus tôt le matin et arrivent plus tard l’après-midi, les changements dans les journées scolaires font qu’on a besoin d’utiliser les gymnases pour les salles de classe et pousser les cours d’éducation physique à l’extérieur. C’est ennuyant, ce n’est pas quelque chose qu’on veut faire, mais je pense qu’en temps de COVID, c’est une ligne appropriée, déclare-t-il.

Dans l’optique où le nombre de cas dans la province resterait le même, le ministre espère que les élèves puissent s’adonner aux sports interscolaires, mais il dit dépendre de l’approbation de la Santé publique et ne garantit rien pour l’instant.

La rentrée scolaire doit se faire de manière progressive du 8 au 11 septembre, pour tous les niveaux.

Avec les informations de Margaud Castadère et Michel Corriveau

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