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COVID-19 : des mois d'attente supplémentaires pour obtenir un permis de travail

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Jonathan Dubé est marié à Ana Lucia Gerardi Spinola depuis mars 2019.

Le reportage de Marie-Pier Mercier

Photo : Radio-Canada

Félix Morrissette-Beaulieu

La bureaucratie canadienne et la pandémie excèdent un couple de Québec qui attend un permis de travail depuis 15 mois.

Jonathan Dubé est marié à Ana Lucia Gerardi Spinola depuis mars 2019. Officiellement, ils ont reçu nos papiers et ont ouvert notre dossier depuis le 16 avril 2019, déplore cet habitant de Québec.

Quinze mois se sont écoulés depuis que le couple a fait une demande de résidence permanente pour Ana, une Brésilienne de 37 ans. Elle a appris le français et a obtenu un diplôme à l'Université Laval.  

Sans permis de travail, elle ne peut ni travailler ni recevoir une couverture pour ses frais de santé non urgents.

Malgré des appels répétés, le couple demeure dans l'inconnu concernant le statut de sa demande de parrainage, bien que le délai soit habituellement de 12 mois.

C'est vraiment lourd, c’est difficile pour notre relation, explique Mme Gerardi Spinola. Je suis séparée de ma famille et c'est déjà difficile d'apprendre une nouvelle langue et de rentrer dans un nouveau pays. Je fais tout pour m'intégrer ici, ajoute-t-elle.

Le couple a aussi mis en attente son projet de faire un enfant. Sans assurances publiques, [...] faire un enfant, accoucher et tout, c'est énormément de frais, précise M. Dubé.

Je commence à chercher sur Internet quelle est la probabilité d'avoir des enfants après 40 ans, dit Mme Gerardi Spinola.

Délais

Sur son site Internet, le ministère de l'Immigration explique qu'en raison de la pandémie, il n'est pas en mesure de traiter les demandes normalement et de fournir des délais de traitement exacts.

Une priorité est accordée aux Canadiens qui essaient de revenir au Canada, à ceux qui fournissent ou appuient des services essentiels et aux personnes vulnérables.

Sans vouloir commenter directement le dossier de Mme Gerardi Spinola, le député libéral de Louis-Hébert, Joël Lightbound répond que son bureau accompagne des immigrants à préparer des demandes robustes et fait un suivi du dossier auprès de nos collègues à l'Immigration.

Mais nous ne sommes pas des agents d’immigration, et nous ne pouvons pas prendre de décision à leur place, concède le député.

D'après un reportage de Marie-Pier Mercier

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