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Brésil : Bolsonaro annonce qu'il est désormais négatif au coronavirus

Le Brésil est le deuxième pays le plus touché au monde par la pandémie de COVID-19.

Le président brésilien, tout sourire, fait un geste en rencontrant ses partisans.

Jair Bolsonaro a participé vendredi à une cérémonie de descente du drapeau national, au Palais Alvorada à Brasilia.

Photo : Reuters / ADRIANO MACHADO

Radio-Canada

Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé samedi avoir reçu un test négatif au nouveau coronavirus, après avoir été diagnostiqué positif le 7 juillet. Il attribue cette guérison à son traitement à l'hydroxychloroquine.

Jair Bolsonaro a fait cette annonce sur son compte Twitter après avoir subi un nouveau test. RT-PCR pour SARS-CoV 2 : négatif. Bonne journée à tous, a-t-il écrit, accompagné d'une photo de lui souriant, levant le pouce et montrant une boîte d'hydroxychloroquine, au petit déjeuner.

Le dirigeant d'extrême droite, âgé de 65 ans, ne précise pas quand a été réalisé le test, qui détecte la présence du virus par l'analyse des sécrétions nasales.

M. Bolsonaro avait affirmé à plusieurs reprises que son état de santé s'était amélioré grâce à l'hydroxychloroquine. Une étude rendue publique il y a quelques jours au Brésil juge ce traitement inefficace face à la COVID-19.

Alors que la COVID-19 frappe toujours le Brésil de plein fouet, Jair Bolsonaro a souvent minimisé la gravité de la pandémie en la qualifiant de grippette. À plusieurs reprises, il a affirmé que le virus était comme la pluie et qu'une grande partie de la population allait finir par l'attraper, espérant une immunité collective.

Le président brésilien est resté durant près de 20 jours dans sa résidence officielle à Brasilia, le palais d'Alvorada. Durant cette période, il a subi trois autres tests qui se sont avérés positifs.

Dans un message qu'il a publié jeudi sur Facebook, le président du Brésil a déclaré qu'il se sentait très bien, mais qu'il était un peu stressé d'être enfermé.

Il a été vu le même jour se promenant à moto et s'entretenant sans masque avec des balayeurs près de sa résidence, selon des photos diffusées dans les médias.

Le Brésil lourdement touché

Avec un nombre national de décès quotidiens attribués à la COVID-19 toujours très élevé, le Brésil est toujours le deuxième pays le plus touché au monde par la pandémie.

Le pays d'Amérique latine, qui compte près de 2,34 millions de cas et plus de 85 000 décès, est entré en juin dans un plateau qui semble interminable. La moyenne quotidienne est supérieure à 1000 morts sur sept jours, avec une forte augmentation du nombre de personnes infectées cette semaine, cinq mois après le premier cas confirmé.

Dans ce pays de 212 millions d'habitants, le virus s'est notamment propagé de façon très hétérogène dans les 27 États, a expliqué Marcelo Gomes, chercheur en santé publique de l'Institut de référence Fiocruz.

La situation demeure notamment préoccupante dans les campagnes, où le virus est arrivé plus tard et où les hôpitaux sont moins bien équipés que dans les grandes villes.

Dans une dizaine d’États du Sud et du Centre-Ouest, les courbes de décès augmentent, tandis que dans une douzaine d’autres États, ces courbes sont stables, comme pour Sao Paulo et Rio de Janeiro, qui comptent toutefois le plus de morts en chiffres absolus.

Dans l'État de Rio, où la plupart des commerces ont été autorisés à rouvrir, on craint une deuxième vague, alors que la première n'est pas vraiment terminée, souligne Marcelo Gomes.

Les grandes disparités socio-économiques selon les États sont également un facteur de propagation du virus. Le système de santé est souvent moins en mesure d'absorber l'afflux de patients dans les régions pauvres du Nord-Est et du Nord que dans les plus riches du Sud et du Sud-Est.

Le corona-scepticisme et l'absence de politique nationale coordonnée de lutte contre la pandémie ont notamment poussé la Cour suprême à décider en avril que les mesures restrictives seraient du ressort des 27 États et 5600 municipalités, sans interférence du gouvernement fédéral. Résultat : un confinement à la carte, bien plus souple qu'en Europe ou en Argentine voisine, la plupart du temps sans mesures coercitives pour contraindre les habitants à rester chez eux.

Avec les informations de Agence France-Presse

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