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Traite de personnes : nouveau refuge pour les survivantes en N.-É.

Un téléphone cellulaire sur le lit d'une jeune femme.

Selon le Centre national de coordination contre la traite de personnes (CNCTP), les victimes d'exploitation sexuelle reçoivent souvent un téléphone cellulaire de leur abuseur pour qu'il soit en contact direct et constant avec elles.

Photo : Getty Images / sestovic

Radio-Canada

Les jeunes de la Nouvelle-Écosse qui ont fui le trafic de personnes ont maintenant un endroit sûr où séjourner grâce à des travailleurs sociaux dévoués qui sont conscients de ce qu’ils ont vécu.

C’est la semaine dernière qu’a ouvert le premier refuge de la province financé par l’État pour les survivantes de la traite de personnes. Il offrira un soutien 24 h sur 24 à deux jeunes à la fois pendant trois mois, et les aidera une fois qu’ils seront partis.

Miia Suokonautio, directrice du YWCA d’Halifax, fait partie de l’équipe de coordination de ce projet nommé Safer Spaces Emergency Housing. Contrairement à d’autres maisons de transition, le personnel ici possède une formation spécialisée et une expérience dans le domaine de la traite de personnes, affirme-t-elle.

Les jeunes qui séjournent dans la maison sont tous des participants du programme Nova Scotia Transition and Advocacy for Youth du YWCA.

L'écusson des policiers d'Halifax, sur la manche d'un policier.

L’équipe du refuge travaille en outre avec la police régionale d’Halifax, qui surveille étroitement l’établissement.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

Chaque membre du personnel et participant ont un bouton de panique sur eux à tout moment. Nous effectuons aussi des contrôles du périmètre plusieurs fois par jour, indique Miia Suokonautio

L’emplacement de la maison est tenu secret et Miia Suokonautio explique que la sécurité des jeunes filles est très stricte, notamment parce que certaines d’entre elles seront témoins dans des affaires criminelles.

Après le départ

Malgré la durée limitée du séjour, le personnel de l’établissement demeure affairé à aider les victimes, même après 90 jours.

Nous ne mettrons jamais quelqu’un en danger, c’est pourquoi nous avons un coordinateur du logement à temps plein qui fait partie de ce programme et dont le travail consiste dès le premier jour à évaluer ce qui va se passer au bout des trois mois, déclare Miia Suokonautio.

Cet employé peut notamment aider la victime à quitter la province s’il est trop dangereux pour elle d’y rester.

Le personnel travaille également à sensibiliser la police et le gouvernement aux différences entre les agressions sexuelles et la traite des personnes.

La traite d’êtres humains comporte des éléments de motivation financière, indique Miia Suokonautio. Certaines survivantes sont recrutées dès l’âge de 13 ans, souligne-t-elle.

Cette dernière a travaillé avec des collègues pendant plus de six ans pour faire de ce refuge une réalité, mais il reste encore beaucoup à faire.

J’espère que nous allons vraiment faire bouger les choses dans les années à venir et que nous allons trouver un meilleur endroit, dit-elle.

Pour l’instant, il n’y a de la place dans le refuge que pour deux victimes à la fois.

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