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Besoin de renfort en santé mentale, dit le chef de police d’Ottawa

Peter Sloly dans une mêlée de presse.

Le chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Peter Sloly, estime que la collaboration avec les services sociaux serait bénéfique pour la communauté et les policiers (archives).

Photo : Radio-Canada / Lorian Bélanger

Radio-Canada

Le chef de police d’Ottawa, Peter Sloly, a indiqué vendredi en comité parlementaire que la police n’avait pas à être l'intervenante principale pour chaque appel.

Il estime que des travailleurs sociaux doivent être intégrés au travail des forces policières locales afin de mieux répondre aux appels pour lesquels la police n’a pas d’expertise, en particulier ceux concernant la santé mentale.

M. Sloly a déclaré au Comité permanent de la sécurité publique et nationale, que la police éprouve des difficultés lorsqu’elle ne peut pas sauver des gens, ou lorsqu’elle fait face à des critiques pour la manière dont elle gère des situations dans lesquelles elle n’a pas d’expertise.

Il a aussi ajouté que la structure du travail policier à l'heure actuelle met les agents dans une position intenable. Les corps policiers doivent travailler en collaboration avec d'autres intervenants de première ligne qui pourraient être intégrés aux interventions en tout temps.

[Les agents de première ligne] ont besoin de notre soutien, pas de compressions de budget et de réduction des tâches, a plaidé le chef Sloly au cour d'un échange avec la députée bloquiste et vice-présidente du comité, Kristina Michaud.

Celle-ci lui avait demandé si on ne demandait pas à la police d'en faire trop. L’intégration est ce dont nous avons réellement besoin, a-t-il répliqué.

D’autres ressources pour les urgences, propose le chef de police

Le chef de police a suggéré qu’il pourrait y avoir d’autres numéros que le 911 pour les personnes en détresse. Les opérateurs pourraient aider à attribuer des aides sociales dans les situations où la police n'est pas la mieux placée pour intervenir, comme les incidents impliquant des problèmes de santé mentale.

Peter Sloly en discussion avec un agent de police.

Peter Sloly s'oppose à la réduction du financement des services de police (archives).

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Nous pouvons correctement évaluer les besoins des appels et les bons services à déployer. La police sera toujours une option.

Peter Sloly, chef de police d’Ottawa

Souvent [l’agent] serait envoyé en soutien à un travailleur social ou un travailleur en santé mentale. Mais les bonnes ressources assureront une réponse immédiate, et ce ne seront pas seulement les policiers, a-t-il expliqué.

Peter Sloly aimerait donc des équipes regroupant des policiers et des travailleurs sociaux.

Dans une version précédente du texte, nous avons indiqué que, selon Peter Sloly, la police devrait être intégrée aux services sociaux. Or, cette interprétation des propos du chef de police était inexacte.

Par ailleurs, les conseillers municipaux Shawn Menard et Catherine McKenney ont déposé un avis de motion réclamant entre autres la création d’une équipe d’intervention non policière qui répondrait aux appels n’impliquant ni armes ni violence. La question sera examinée par le conseil d'ici la fin du mois d’août.

À plusieurs reprises dans son témoignage, M. Sloly a mis en garde contre l'arrêt du financement de la police. Elle ne devrait pas être réduite alors que d’autres services sociaux sont renforcés, a-t-il déclaré en prenant exemple sur l’Écosse.

Réduire les investissements et transférer l’argent pourrait créer un autre vide dans le filet de sécurité sociale, a-t-il avancé.

Le chef a aussi dit au comité que la police devait faire partie d'un système de prévention de la criminalité qui inclut l'éducation, la santé, le logement et les organisations à but non lucratif pour s'attaquer aux causes profondes de la criminalité et maintenir les gens en dehors du système de justice pénale.

Pour sa part, le conseiller du quartier Rideau-Rockcliffe, Rawlson King, demande au gouvernement fédéral d’augmenter de 15 millions de dollars le financement des services sociaux.

Avec les informations de Matthew Kupfer de CBC

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