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Le parc national des Prairies tatoué sur le coeur

Ciel, prairie et fleurs jaune

Le parc national des Prairies regorge de vues époustouflantes.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Le parc national des Prairies, dans le sud de la Saskatchewan, est connu pour être un endroit paisible, mais il signifie bien plus pour des employés de Parcs Canada qui ont des liens étroits avec la région.

Brenda Peterson a de nombreuses histoires à raconter. Fille d’un propriétaire de ranch, elle se promenait à chevaux dans les Badlands lorsqu'elle était petite. Sa famille possédait même une partie des terres qui sont situées, depuis 2001, dans le parc national des Prairies.

Même si elle n’a pas toujours été convaincue par le projet du parc national, elle y est maintenant employée et se donne comme mission d'encourager les visiteurs à protéger cette terre qui lui est si précieuse.

L'écosystème de la prairie d'herbes mixtes est l'un des plus menacés au monde. Le Prairie Conservation Action Plan (PPCE), l’organisme qui chapeaute une trentaine d'agences et d'associations qui travaillent à la conservation des prairies et des espèces en péril en Saskatchewan, estime qu'entre 17 % et 21 % de la prairie d'origine est toujours intacte.

Si je peux amener les gens à aimer le parc, peut-être qu'ils m'aideront à le protéger.

Une citation de :Brenda Peterson, employée du parc national des Prairies
Brenda Peterson devant un champ.

Brenda Peterson, une employée du parc national des Prairies, en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Une des collègues de Brenda, Andrée Simard, est originaire de Lisieux, un village d'origine francophone situé à environ une heure au nord du parc national des Prairies.

Elle a découvert l'endroit il y a environ cinq ans et en est immédiatement tombée amoureuse.

La première fois que j’ai fait le Thousand Devils Hike, c’était incroyable! La terre ouvre et tu peux voir le temps passer dans les strates de la terre. Et les dinosaures... tu peux voir des fossiles. Je n’avais jamais vu ça, explique Andrée Simard.

Andrée Simard dans le parc national des Prairies.

Andrée Simard, une employée du parc national des Prairies.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Cela fait deux ans qu'elle travaille au parc national des Prairies et elle se dit heureuse de pouvoir parler en français plus souvent pour accueillir les visiteurs francophones. Son emploi lui permet aussi de renouer avec ses origines fransaskoises.

Lors de notre visite, au moins le tiers des touristes du terrain de camping du bloc est étaient francophones.

Nicole Lavergne-Smith est la Fureteuse fransaskoise. Rendez-vous sur sa page thématique pour découvrir tous ses reportages.

Au parc pendant la pandémie

Les choses sont différentes pour les employés du parc cette année. Les activités qu'ils apprécient particulièrement, comme les soirées musicales autour du feu de camp, ont été annulées en raison de la pandémie.

Les visiteurs ne peuvent plus entrer dans le bâtiment principal où se trouve le petit magasin et les employés servent les touristes à la fenêtre.

Malgré les limites imposées par la pandémie, les principales caractéristiques qui attirent les visiteurs au parc sont toujours présentes, et la splendeur naturelle est au rendez-vous.

La partie ouest du parc abrite notamment un troupeau de plus de 300 bisons, mais aussi des colonies de chiens de prairie.

Le parc national a également ouvert cette année, dans la partie est, une route asphaltée à voie unique de 11 km, nommée promenade des Badlands, ce qui permet de contempler des vues exceptionnelles en se promenant à vélo ou en voiture.

La partie ouest renferme aussi deux écosystèmes très distincts et prisés des visiteurs : les Badlands et les hautes terres.

Le ciel dans toute sa splendeur

Le parc national des Prairies abrite également la plus obscure des réserves de ciel étoilé au Canada.

Plusieurs visiteurs et amateurs d'astronomie apportent leur télescope, mais le spectacle est aussi impressionnant à l’oeil nu.

Le ciel lors d'une soirée où plusieurs étoiles sont visibles.

Une photo d'un ciel étoilé prise par Shane Ludtke, qui passe beaucoup de temps au parc national des Prairies.

Photo : Shane Ludtke

Quand tu vois ça, une ligne qui traverse le ciel, c'est notre galaxie... et ça donne l'impression d'être vraiment petit, puis grand en même temps, parce que tu comprends l'ampleur de ce que tu vois, raconte Andrée Simard.

Un endroit qui nous rappelle que chacun de nous fait partie d’un tout, beaucoup plus grand que lui.

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