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Trump s'attaque au coût de certains médicaments

M. Trump est au micro à côté d'étalages de médicaments. Ces derniers ont l'air en pente afin d'illustrer la baisse des prix voulue par le président américain.

Les décrets de l'administration Trump permettront notamment de réduire le coût de certains produits tels que l’insuline et les EpiPen.

Photo : afp via getty images / Brendan Smialowski

Radio-Canada

Le président américain Donald Trump a présenté vendredi quatre décrets afin de faire baisser, aux États-Unis, le coût de certains médicaments sur ordonnance.

La même pilule qui coûte 1 $ dans certains pays comme le Canada ou l’Allemagne coûte 7 ou 8 $ aux États-Unis. Pourquoi paie-t-on pour que les prix soient réduits dans des États ou pays dont certains sont socialistes?, a lancé le président américain qui a vanté le courage de son administration alors que les administrations précédentes n’ont absolument rien fait.

Ces décrets permettront notamment de réduire le coût de certains produits, tels que l’insuline et les EpiPen.

Dans le cas de l’insuline, les économies potentielles seraient de 5000 $ par an, si l’on se fie aux données dévoilées en conférence de presse à la Maison-Blanche. La diminution sera aussi substantielle du côté des EpiPen, dont le prix peut atteindre jusqu'à 700 $ US la boîte, au point où des citoyens américains traversent la frontière pour les acheter au Canada.

L'un des décrets permettrait d'importer légalement des médicaments sur ordonnance de pays où ils sont offerts à un prix moins élevé. Ce n'est pas aux Américains de payer seuls les énormes coûts de la recherche pharmaceutique, selon M. Trump.

L'industrie réagit

Le quatrième décret, qui pourrait ne pas être mis en œuvre si des discussions avec les entreprises pharmaceutiques réussissaient, exigerait que Medicare achète certains médicaments au même prix que d'autres pays, a ajouté le président américain, qui fixe l'ultimatum au 24 août.

Par le passé, le président Trump avait proposé de telles mesures, mais c'est la première fois qu’il passe de la parole aux actes sous forme de décrets.

L’industrie pharmaceutique n’a pas tardé à réagir. La proposition de l’administration aujourd’hui est une distraction qui entrave notre capacité à répondre à la pandémie actuelle et à celles auxquelles nous pourrions faire face à l'avenir, a déclaré dans un communiqué l’association Pharmaceutical Research and Manufacturers of America.

Avec les informations de Reuters

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