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Les sauveteurs bien outillés pour travailler en contexte de pandémie

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La sauveteuse Simone Landry-Ducharme

La sauveteuse Simone Landry-Ducharme

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada

La COVID-19 modifie les habitudes de travail des sauveteurs et sauveteuses d'un peu partout dans le monde. Au Québec, la Société de sauvetage du Québec a offert deux formations en ligne auxquelles 8000 sauveteurs ont participé.

L'objectif de ces formations était de leur expliquer les nouvelles procédures d'intervention en cas de noyade ou d'intervention en mer ou dans une piscine.

Des dizaines de personnes au bord de la mer.

Fort achalandage à plage Haldimand de Gaspé. Les sauveteurs et sauveteuses ont beaucoup de monde à surveiller.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

La Société recommande notamment l'utilisation d'une perche pour respecter la distanciation physique de deux mètres.

En cas de noyade, les sauveteurs sont, bien entendu, autorisés à intervenir directement auprès de la victime. Dans ces cas-là, c’est la vie qui prévaut, explique Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec.

Un filtre antiviral a aussi été ajouté à l'équipement déjà utilisé pour faire une intervention de type bouche-à-bouche.

En cas de blessures légères, les sauveteurs gardent le deux mètres de distance et peuvent fournir le matériel aux personnes pour qu’elles se soignent elles-mêmes.

Une planche pour faire du surf.

Une partie de l'équipement de travail des sauveteurs et sauveteuses.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Selon M. Hawkins, on ne manque pas de sauveteurs. La Prestation d’urgence canadienne (PCU) n’a donc pas nui dans ce domaine. Les précautions prises par la Société de sauvetage, les procédures recommandées et les équipements sont bien reçues par les principaux intéressés, dont Simone Landry-Ducharme, sauveteuse à Gaspé pour un troisième été fort achalandé.

Ça nous a rassurés quand ils nous dit que des dispositions allaient prises par rapport à la COVID-19, dit-elle.

Cinq noyades dans l’Est

À l’échelle du Québec, la Société recense 55 noyades jusqu'à maintenant, soit 19 de plus qu'à pareille date l'an dernier, principalement dans les rivières et les lacs. Quelques-unes sont survenues dans les piscines résidentielles.

Dans l'Est-du-Québec, les trois régions ne sont pas touchées par un nombre plus élevé de noyades par rapport au reste de la province. La région Gaspésie-Les Îles compte une noyade, alors que le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord en enregistrent deux chacune.

Une sauveteuse veille sur les nombreux baigneurs à Gaspé.

Une sauveteuse veille sur les nombreux baigneurs à Gaspé.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Une des particularités qu’on observe cette année, c’est que les victimes n'avaient pas l'intention de se retrouver dans l'eau, mentionne Raynald Hawkins. Selon lui, elles se sont donc aventurées trop près du bord et ont tout simplement glissé et été emportées par le courant.

Il ne faut jamais se baigner seul et ne jamais faire des sports nautiques seul, rappelle-t-il, en cette Semaine nationale de la prévention de la noyade. S’il arrive quelque chose, c’est presque la noyade assurée.

La majorité des noyades sont évitables, rappelle M. Hawkins, ajoutant que 85 % des victimes ne portaient pas veste de flottaison.

D'après le reportage de Martin Toulgoat

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